François (au centre) a passé deux ans à l’École supérieure de ballet du Québec avec son ami Shô (à gauche de François). CRÉDIT : COURTOISIE - IMAGE TIREE DU FILM © 2018 ONF. TOUS DROITS RESERVES.

La danse occupe presque tout leur temps. La réalisatrice Christine Chevarie-Lessard invite les spectateurs à passer 76 minutes avec des jeunes inscrits au programme professionnel de l’École supérieure de ballet du Québec. L’un d’eux, François, a grandi à Lévis avant de rejoindre la Métropole pour vivre son rêve.

Point d’équilibre prendra l’affiche à Québec le 14 décembre. Empreint de tendresse et de sensibilité, le documentaire explore de l’intérieur la vie et les rêves de jeunes danseurs à l’orée de l’adolescence, ce moment charnière où se dessine la fin des illusions. Les élèves de l’École supérieure de ballet du Québec se racontent avec une candide lucidité.

Ce long format est né d’un premier plus court auquel avait participé Shô, le meilleur ami de François. Devant la caméra, il y évoquait son amitié et c’est tout naturellement que François a de nouveau pris part à l’aventure cinématographique aux côtés de son ami grâce à la complicité des deux garçons.

Dans un milieu où la compétition n’est jamais très loin, créer des liens forts est aussi difficile que précieux. Même si des jalousies ont pu poindre par moment, discussion et sincérité ont permis aux amis d’éviter les conflits.

«On n’a pas eu de chicanes à cause de ça. On sait qu’on suivra des voies différentes dans le futur. On n’a jamais eu de rivalité», observe François.

«On s’entraide tout le temps. On se donne des défis, par exemple arriver à faire un nombre de pirouettes inestimable. On se donne des conseils, des trucs. Justement, c’est ça qui est cool! Parce qu’il n’y a pas de ‘‘T’es poche. Tu ne réussiras jamais.’’», raconte le danseur.

Une opportunité à ne pas manquer

Pour François, c’était une opportunité à ne pas manquer. «C’est une chance à prendre. Tu n’es pas tout le temps dans un film», admet celui qui a accepté de se dévoiler et s’ouvrir. «Ça me fait drôle de me voir et m’entendre parler, me voir en action», s’amuse François.

Le tournage a duré quelques jours. En plus des séquences tournées à l’École supérieure de ballet du Québec, d’autres l’ont été au café Manga, à l’extérieur des cours ou à la Grande Bibliothèque avec d’autres amis. L’expérience a même donné le goût à François de, peut-être, un jour faire son propre film où il raconterait son parcours de danseur.

Âgé de 17 ans aujourd’hui, le jeune homme a commencé la danse classique à 9 ans dans une école de danse de Québec et a aussi pratiqué pendant deux ans à Lévis chez Élédanse. Après des stages à Toronto et à New York, il a passé deux ans à l’École supérieure de ballet du Québec. Le danseur poursuit désormais son rêve à l’Académie du ballet métropolitain. François prépare sa participation à des compétitions internationales en février prochain afin d’entrer dans l’une des grandes écoles de la discipline.

«On travaille fort pour un résultat qui est de devenir danseur professionnel. C’est ça que je veux depuis que j’ai 9 ans. C’est travailler, travailler pour avoir un grand résultat. J’aime danser depuis toujours. C’est de pouvoir exprimer une émotion, apprendre davantage différents styles. En fait, c’est vraiment mon domaine», confie-t-il.

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