En 2019, le comptoir alimentaire Le Grenier déménagera au sous-sol de l’église Christ-Roi, au lieu de son emplacement actuel sur la rue Saint-Joseph devenu trop exiguë. C’est l’une des nouveautés annoncées par l’organisme dans son rapport annuel 2017-2018. L’occasion de faire le point avec la directrice, Caroline La Fontaine, et le président, Yvon Gosselin.

La phase de faisabilité du projet architectural étant terminée, le comptoir alimentaire Le Grenier prépare désormais son déménagement, d’ici la fin de son bail en août 2019. En plus de résoudre les problèmes criants de manque d’espace, l’installation dans ce nouveau lieu de 8 000 pi2 sera aussi l’occasion de moderniser les installations. Lors de sa prochaine campagne de financement, l’organisme devra aller chercher entre 600 000 et 700 000 $ plutôt que les 100 000 $ habituels. 

«Il nous faut un faux mur pour cacher nos denrées, car on manque d’espace. La secrétaire et l’intervenante n’ont pas de bureau. Les services sont toujours en alternance, car la grande salle sert de salle de triage, de salle à manger et de salle d’attente lors des épiceries. Ce n’est plus viable», déplore la directrice, Caroline La Fontaine.

Après 27 années passées dans les mêmes locaux, Le Grenier ne pouvait plus continuer ses activités dans un lieu devenu inadapté. En plus des problèmes de stationnement et de livraison, des locaux éloignés des fournisseurs et du manque d’espace pour le personnel, les heures de services ne pouvaient plus être augmentées faute de pouvoir accueillir davantage de personnes, sans compter que l’entrepôt et les congélateurs sont situés au sous-sol alors que l’épicerie se trouve au rez-de-chaussée. Bref, les capacités autant que la patience étaient arrivées à leur maximum. 

Dans ses recherches, l’organisme souhaitait un quai de débarquement, de l’espace pour des bureaux et une salle de rencontre, une localisation dans l’arrondissement Desjardins et à proximité d’un parcours d’autobus. Ouvert cinq jours par semaines, Le Grenier assurera ses services de repas, à raison de quatre par semaine au lieu de deux présentement, et d’épicerie.

Trouver l’endroit adéquat pour relocaliser les activités n’a pas été chose facile en raison de la lourdeur des installations et de la grande superficie nécessaire sur un seul étage. L’organisme était à la tâche depuis 2014 et avait déjà exclu des options, l’achat d’un édifice ou la location commerciale, toutes deux trop coûteuses.

Nouveautés et bons chiffres

Autre nouveauté, depuis cette année cette fois, Le Grenier a officialisé le poste d’agente d’intégration des bénévoles, occupé par Émilie Bégin. «Les bénévoles sont une ressource indispensable pour offrir des services de qualité. C’est 10 000 heures par année! Il y a du bénévolat individuel, scolaire et corporatif. C’est toute une gestion! Pour être certain de bien les accueillir, les encadrer, les jumeler, leur donner la reconnaissance, on trouvait ça indispensable», explique Caroline La Fontaine. 

Dans son rapport annuel, l’organisme indique que les secteurs Christ-Roi (28 %) et Lauzon (24 %) représentent la moitié du territoire desservi. Viennent ensuite Bienville (17 %), Notre-Dame (15 %) et Saint-David (8 %). Concernant les repas communautaires, près de 5 200 ont été servis l’an passé. Du côté de l’épicerie, les fruits et légumes sont les produits les plus distribués, avant les denrées non périssables, la boulangerie et les viandes. Au total, ce sont près de 5 400 paniers qui ont été distribués. 

La part du prêt à manger tend à augmenter pour répondre aux besoins des personnes vivant dans des logements à chambres, dépourvus de cuisinière, qui représentent 17 % des bénéficiaires. Une étude sur les conditions des chambreurs est d’ailleurs menée par l’organisme afin de documenter cette problématique. 

Dans la continuité du changement de mission incluant la diversité des services proposés, le service d’accueil et de référencement personnalisé, lancé il y a trois ans, poursuit son développement. «Ce n’est plus seulement donner de la nourriture, c’est aider les gens à apprendre à pêcher», illustre Caroline La Fontaine. Après avoir présenté ce projet en octobre dernier lors du colloque national de l’’itinérance, «on a pu se valider et se rendre compte qu’on est bien dedans.»

110 000 plats aux repas Desjardins 

Volet d’économie sociale mixte, ce service de production et de livraison à domicile de repas frais, individuels et sous vide, préparés à Lévis, s’adresse avant tout aux personnes âgées, aux personnes confrontées à la maladie, en convalescence ou encore en perte d’autonomie, sans critère social en fonction des besoins. 

«Les plats sont maison, préparés tous les matins, ensachés l’après-midi. Ils dorment une nuit ici, puis sont chez les clients, présente la directrice, Guylaine Doyon. Notre mission est d’égayer la journée des gens, dont le plaisir de manger est toujours là. On est des artisans du bonheur, car on donne du goût à la vie.»

Les ventes sont en augmentation chaque année. En 2014, environ 74 000 repas ont été vendus, 90 000 en 2016 et près de 110 000 l’an passé. Quelque 10 000 plats sont produits chaque mois. L’organisme dégage un bénéfice qui est réinvesti dans les équipements, comme le débarcadère ajouté cette année et de nouvelles autos. Un projet d’étiquette nutritionnelle est aussi en cours de développement. 

La distribution se fait grâce aux bénévoles ainsi que deux livreurs à l’emploi. Les clients se trouvent majoritairement dans le secteur Desjardins, auxquels s’ajoutent 290 clients sur place et des ententes avec des popottes de la Rive-Nord notamment. Une personne au service à la clientèle s’est ajoutée cette année, portant l’équipe à trois. Au total, douze personnes sont employées au sein des repas Desjardins.

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