Anne-Sophie Landry a développé des ressources personnelles pour faire face à l’anxiété.

Pour des difficultés liées à l’anxiété, Anne-Sophie Landry a consulté plusieurs spécialistes sans trouver la réponse à ses besoins. Inscrite sur la liste d’attente pour être prise en charge au CLSC de Lévis, elle a participé à un projet pilote de thérapie de groupe dans lequel elle a trouvé sa solution.

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Quand elle reçoit la proposition du centre local de services communautaires (CLSC) de Lévis pour suivre une thérapie de groupe proposée par deux psychologues, dans le cadre d’un projet pilote mis à l’essai pendant un an, la jeune femme reste sceptique. Parce que c’est en groupe, elle s’inquiète du jugement des autres, mais décide d’essayer malgré tout.

«Je me suis dis que, si cette proposition s’offrait à moi, je devais l’essayer. J’allais voir ce que ça allait donner et, dans le pire des cas, j’allais juste arrêter. Heureusement, ç’a été bénéfique, reconnaît-elle. Tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas se forger une idée.»

Alors qu’elle n’avait «jamais trouvé quelque chose qui répondait à 100 % à [ses] besoins, Anne-Sophie se dit agréablement surprise de l’expérience qu’elle a vécue. Elle, qui avait cogné à une porte, ne s’attendait pas à ce qu’une autre s’ouvre à elle.

«La première fois, j’étais un peu anxieuse à l’idée. Mais je m’en allais à la bonne place pour l’anxiété, raconte-t-elle avec une note d’humour. Ce qui m’a plu, c’est, en écoutant les autres parler, de voir que tous nos problèmes quotidiens se ressemblent.»

Écoutée sans être jugée

Dans le groupe, Anne-Sophie se sent écoutée sans être jugée. Moins seule face à sa réalité, elle la partage désormais avec d’autres. Et, dans les témoignages, elle se reconnaît. Au fil des séances, un lien de confiance s’établit entre les participants ainsi qu’avec les intervenants, ce qui permet à chacun d’aller toujours plus loin dans son cheminement.
«Peu importe notre âge, notre situation, notre domaine professionnel, les problématiques tournent toujours autour des mêmes éléments. On avait quelque chose à s’apporter, chacune des personnes présentes dans le groupe», poursuit-elle.

Les séances hebdomadaires de deux heures débutent par des explications plus théoriques sur les mécanismes psychologiques à l’œuvre dans les situations vécues par les participants, puis un moment est dédié à la relaxation, et le temps est partagé entre les personnes qui souhaitent s’exprimer.

S’encourager

«Au cours des partages, il y avait de la place pour des interactions. Les spécialistes nous relançaient et en tant qu’autres participants, on pouvait dire ce qu’on pensait, soit des encouragements, soit des confrontations, des conseils ou juste se dire, bravo et continu.»

Au début de chaque rencontre, chacun remplit un questionnaire pour évaluer son état d’esprit.

«Je donnais de plus en plus des réponses positives. Comparativement au début, les psychologues me disaient aussi : ‘‘On voit que tu es sur une bonne lancée’’. Quand j’y allais, j’avais juste du positif à dire sur ma semaine. Je me suis dit que j’étais prête à céder ma place à quelqu’un qui allait en avoir besoin à son tour.»

Si le projet pilote coure sur un an, les patients sont libres de participer le nombre de fois souhaitées et de choisir la date de leur départ, qu’ils doivent annoncer, avant de venir à la dernière séance.

Au final, ce suivi a permis à Anne-Sophie de mieux contrôler son anxiété, au delà de la médication. «Ç’a m’a encouragé à ne pas hésiter à parler quand il y a, par exemple, des scénarios catastrophes dans ma tête. Il n’y avait aucun jugement, alors d’exprimer ça faisait me sentir plus légère», conclut-elle.

Désormais, armée de ses trucs et du mot Respirer, qu’elle a même inscrit sur sa peau, la jeune femme trace sa route et envisage l’avenir avec détermination.

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