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Lors d'une conférence de presse à la Coopérative de solidarité d'habitations Le Mieux-Vivre à Lauzon, la Concertation logement Lévis, un comité formé de plusieurs organismes de la ville, a appelé les candidats aspirants à la mairie et aux postes de conseillers à s'engager «concrètement» à soutenir le développement du logement social. Le groupe souhaite principalement que les candidats s'engagent à soutenir le développement de 375 nouvelles unités de logements sociaux et communautaires au cours du prochain mandat du conseil municipal.

«Même si Lévis est une ville où il fait bon vivre, on se rend compte que les besoins dans la communauté en matière de logements sociaux et communautaires sont importants. Dans certains secteurs, les besoins sont prioritaires. Ce qu'on veut aussi rappeler aux candidats, c'est qu'il y a une bonne partie des Lévisiens qui a des besoins en logement abordable», a souligné Édith St-Hilaire, coordonnatrice de l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) Rive-Sud de Québec, l'un des organismes faisant partie de la Concertation logement Lévis.

Si les engagements pris au cours des deux derniers mandats (notamment un engagement de l'administration Lehouillier de faire construire 375 unités lors du dernier mandat) ont permis à Lévis de «rattraper un certain retard», le regroupement estime que l'offre actuelle de logements sociaux et communautaires ne répond toujours pas à la demande. 

Ce qui incite la Concertation logement Lévis a demandé que 375 nouvelles unités de ce type d'habitation soient construites, en partenariat avec les instances gouvernementales dont la Société d'habitation du Québec (SHQ). Les secteurs de Lauzon, Lévis-centre, Saint-Romuald et Charny sont d'ailleurs identifiés comme ceux ayant les besoins les plus criants.

Selon un état de situation publié en juin 2016 par le regroupement, 27 % des ménages locataires de Lévis consacrent plus de 30 % de leur revenu total aux coûts d'habitation, soit environ 4 500 ménages locataires. 

De plus, 22 % des locataires de Lévis ont un revenu de moins de 20 000 $ selon l'étude. Toujours selon le rapport, 15,3 % des locataires lévisiens ont des besoins impérieux en logement. Ces locataires consacrent plus de 30 % de leur revenu aux coûts d'habitation et vivent dans des conditions difficiles, soit en surpopulation ou dans des conditions d'insalubrité.

«Un minimum» et un investissement payant

Armée de ces chiffres, la Concertation logement Lévis croit donc qu'il faut que le prochain conseil s'engage au moins à construire 375 nouvelles unités d'habitation lors de son prochain mandat.

«Je pense que c'est un minimum. Il s'agit d'un engagement politique, mais la réalisation de tout cela peut s'échelonner sur plusieurs années. Par exemple, à la Coopérative de solidarité d'habitations Le Mieux-Vivre, du moment où le conseil municipal a confirmé que la Ville s'engageait financièrement au projet et son ouverture, on parle de trois ans», a expliqué Alain Marcoux, directeur général du Groupe de ressources techniques (GRT) Nouvel Habitat.

Dans un autre ordre d'idées, le directeur général de la Fédération des OSBL en habitation de Québec et Chaudière-Appalaches (FROHQC), André Castonguay, a profité de l'occasion pour demander aux candidats de voir les sommes consacrés au logement social comme un investissement et non pas comme une dépense.

«Pour chaque dollar investi par la Ville de Lévis, la Société d'habitation du Québec en met six. Cet investissement permet de gonfler la valeur foncière de la municipalité», a notamment imagé M. Castonguay.

Sur la photo : Alain Marcoux, Édith St-Hilaire, François Roberge, directeur général de l'Office municipal d'habitation de Lévis, et André Castonguay espèrent que les candidats s'engageront à soutenir le développement de 375 nouvelles unités de logements sociaux et communautaires.



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