CRÉDIT : PATINAGE DE VITESSE CANADA - RAFAL OLEKSIEWICZ

Le patineur de vitesse lévisien, Laurent Dubreuil, a atteint un point culminant de sa carrière alors qu’il est monté sur la première marche du podium et a été sacré champion du monde à l’épreuve du 500 mètres aux Championnats du monde d’Heerenveen, aux Pays-Bas, qui se sont déroulés du 11 au 14 février derniers. Pour une deuxième année consécutive, le Lévisien a également remporté le bronze au 1 000 mètres.

«J’étais à mon meilleur, c’était ma meilleure course en carrière, je me sentais vraiment bien. Je me sentais bien depuis le début de la saison, mais ça s’améliorait toutes les semaines. Rendu à cette semaine, j’étais à mon mieux, physiquement j’étais bon et techniquement, ce n’était pas loin d’être parfait», lance d’emblée Dubreuil.

À l’épreuve du 500 mètres, le patineur de vitesse a enregistré un temps de 34,39 secondes, devançant ainsi le Russe Pavel Kulizhnikov de 0,15 seconde. «C’était un de mes objectifs de carrière, même un de mes rêves de jeunesse. Le 500 mètres, c’est la distance qui va le plus vite en patinage de vitesse. Quand on commence à patiner, c’est parce qu’on aime la vitesse et là, je suis le patineur qui patine le plus vite au monde, c’est quand même incroyable de le voir comme ça, se réjouit celui qui obtient ce titre pour la première fois de sa carrière. C’est un parcours de plusieurs années, c’est le travail d’une vie qui se concrétise dans une course de 34 secondes.»

Depuis l’été dernier, Laurent Dubreuil s’entraînait en salle et avait constaté qu’il était au sommet de sa forme. Cependant, avant de prendre part au Circuit de la coupe du monde à la fin du mois de janvier, le Lévisien n’avait pas coursé depuis quelques mois en raison de la pandémie et parce que l’Ovale olympique de Calgary était aux prises avec un bris mécanique. «Ça a été toute une saison, courte en termes de saison de compétition, mais tellement mouvementée et d’adaptation tout le long de l’été et de l’automne pour s’entraîner. Beaucoup de courses en peu de temps, c’est stressant. Mentalement, c’est difficile de rester sharp jusqu’à la fin, mais j’ai été capable de le faire», expose l’athlète.

Si l’année dernière Laurent Dubreuil avait récolté ses premières médailles sur le Circuit de la coupe du monde à l’épreuve du 1 000 mètres, il a répété l’exploit en montant pour une deuxième année consécutive sur la troisième marche du podium aux Championnats du monde.

«Chaque année, mon but était d’être bon au 500 mètres. Pour le 1 000 mètres, ça m’a pris énormément d’années pour comprendre comment m’entraîner pour être bon sur cette distance et comment patiner, côté technique, rendu à la course. L’an dernier, c’était un peu une surprise que ça débloque au 1 000 mètres. De revenir une deuxième année et regagner des médailles, je suis vraiment content et ça prouve que les résultats de l’année dernière n’étaient pas circonstanciels», partage le patineur de vitesse.

Une courte et intense saison

En arrivant aux Pays-Bas à la fin janvier, Dubreuil n’avait aucune idée des résultats qu’il récolterait comme il n’avait pas renoué avec la glace depuis un moment. Dès sa
 première course au 500 mètres, le Lévisien a épaté la galerie et s’est lui-même surpris en remportant l’argent. «À mes yeux, j’avais des chances de médailles, mais dès la première course, je n’y croyais pas tant que ça. Je ne me suis pas limité, je suis arrivé sur la ligne de départ, je savais que j’étais prêt, mais je savais que je n’étais pas à mon meilleur. De gagner cette médaille-là, c’était exceptionnel», raconte-t-il.

Il a difficilement complété cette première compétition en terminant au 15e rang à la deuxième épreuve du 500 mètres puisqu’il a dû reprendre sa course en raison d’une chute d’un de ses compétiteurs qui l’a empêché de conclure son premier essai. Il a ensuite terminé au 9e rang au 1 000 mètres puisqu’il n’avait plus assez d’énergie pour performer après sa reprise au 500 mètres plus tôt dans la journée.

Lors de la deuxième épreuve du Circuit de la coupe du monde, le week-end suivant, le Lévisien n’a pas raté un des trois podiums en récoltant une médaille d’argent et deux de bronze. «C’était la deuxième coupe du monde de ma carrière où je gagnais trois médailles en un week-end. C’était toute une compétition, ça m’a vraiment mis en confiance pour les Championnats du monde», expose-t-il.

Un retour à la maison attendu

Bien que la dernière saison du Circuit de la coupe du monde ait été brève, Laurent Dubreuil ne se plaindra pas de rentrer à la maison après trois compétitions en un mois. «La compétition, c’est drainant pour le corps, mais pour l’aspect mental également», explique le Lévisien. Ce dernier prévoit recommencer l’entraînement physique pour les trois prochaines semaines et il prendra sa pause annuelle au début mars comme chaque année.

Les plus lus

André Lacroix raconte son histoire

Originaire de Lauzon et meilleur pointeur de l’histoire de l’Association mondiale de hockey (AMH), le hockeyeur André Lacroix a traduit en français et publié son autobiographie. Initialement sorti en avril 2020 en anglais, Après la deuxième tempête de neige : Ma vie sur la glace Ma vie privée raconte la vie du grand sportif de la région.

Une bourse d’excellence pour une hockeyeuse de la région

Dans le cadre du Programme de bourses des Canadiens de Montréal de la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec (FAEQ), 25 hockeyeuses et hockeyeurs de la relève se sont partagé 50 000 $ en bourses, le 24 mars dernier. La Lévisienne Rose-Marie Brochu faisait partie de ces étudiants-athlètes boursiers.

L’ARLPH-CA fête ses 20 ans

L’Association régionale de loisir pour personnes handicapées de la Chaudière-Appalaches (ARLPH-CA) célèbre en mars son 20e anniversaire.

Olivia Asselin rate la ronde finale au slopestyle

La skieuse acrobatique lévisienne, Olivia Asselin, prenait part à ses premiers Championnats du monde sénior à Aspen au Colorado, le 11 mars dernier. La Lévisienne n’a pas été en mesure de se qualifier pour la suite de la compétition à l’épreuve du slopestyle.