Lundi, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a annoncé que sa municipalité anticipe un surplus de 7,4 M$ en 2020. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Lundi dernier, la Ville de Lévis annonçait qu’elle prévoyait enregistrer des surplus de 7,4 millions de dollars pour l’année budgétaire 2020. Ceux-ci s’ajoutent à une série d’années excédentaires, dont l’an dernier, quand 13 millions de dollars restaient dans les coffres de la Ville à l’aube de la crise sanitaire. Que la gouvernance municipale ne soit pas surendettée, certes. Mais derrière cette « bonne nouvelle » se cache une réalité moins reluisante : la Ville de Lévis adopte une politique d’austérité.

On parle souvent d’austérité au provincial, mais pas au municipal.

On a en effet fait de la «gestion responsable» à Lévis, ce qui se traduit par des réductions de dépenses sans contrepartie majeure en matière de lutte à la pauvreté. Certes, 900 000 $ supplémentaires ont été octroyés aux organismes communautaires; cependant, presque rien n’a été fait pour faciliter l’accès aux transports en commun ou au logement social.

Tout cela, sans compter sur le fait que les dépenses en termes de salaires ont été réduites de 4,8 millions de dollars. Ça en fait, des pertes d’emplois sur le dos de la responsabilité financière. Rendu là, c’est même plutôt de l’austérité assumée, et ce, alors que les ménages les plus pauvres sont encore plus touchés par les contrecoups de la pandémie.

Pourtant, la Ville elle-même constate qu’environ 7 % des personnes habitant sur son territoire sont dans une situation de faible revenu… Un vrai maire progressiste pourrait au moins investir pour implanter la tarification sociale à la Société de transport de Lévis ou investir dans la construction de logement sociaux, au lieu d’envisager un congé de hausses de taxes foncières avec l’argent du surplus!

La loi sur le budget équilibré

 Si la Ville de Lévis sous-investit dans les services aux citoyen-ne-s et la lutte à la pauvreté, ce n’est pas uniquement parce qu’elle ne considère pas vraiment la lutte à la pauvreté comme une priorité. Le gouvernement Legault ne lui donne même pas les moyens de cette considération!

En refusant d’abroger, même temporairement, la loi sur l’équilibre budgétaire des municipalités, le premier ministre les condamne à l’impuissance en matière de politiques sociales. Le temps est venu de réclamer que les Villes aient plus de flexibilité pour dépenser, et de réclamer de nos élu.e.s au niveau municipal qu’ils-elles sortent de leur torpeur austère pour lutter activement contre la pauvreté. Autrement, ils-elles resteront complices par leur inaction.

Isaïe-Nicolas Dubois-Sénéchal

Militant salarié à l'Association de défense des droits sociaux de la Rive-Sud

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