Les finissants du conservatoire présentent La Maison hantée. CRÉDIT : AUDE MALARET

C’est une pièce qui fera frissonner les spectateurs même en pleine canicule (oui, le soleil finira bien par revenir). Une maison hantée et des personnages tous plus loufoques les uns que les autres servis par quatre jeunes comédiens débordants d’énergie. Cet été à Lévis le théâtre se déguste avec une bonne dose d’humour et une pointe de suspense.

Quelle est la cause des étranges phénomènes à l’œuvre dans la maison de campagne louée pour la saison estivale par deux comédiennes, Mireille et Lucie, le temps d’écrire une comédie?

La réponse se trouve dans la pièce d’Yvon Brochu (à la fin, bien sûr). Texte de 1982, La Maison hantée sera interprétée sur la scène du Vieux Bureau de Poste par des finissants du conservatoire de Québec qui, comme chaque année depuis 15 ans, sont sélectionnés par la salle lévisienne dans le cadre du théâtre d’été.

Trois comédiennes, un comédien et une scénographe ont fait tout un travail d’adaptation, avec le feu vert de l’auteur. «Les choses qui nous semblaient désuètes, on les a enlevées, ce qui était archaïque et dépassé. On a gardé ce qui nous semblait actuel et intéressant dans le vintage», présente la comédienne Maureen Roberge.

L’histoire se passe aujourd’hui, dans notre monde ultra connecté et à l’heure des réseaux sociaux, où se retrouver dans une maison sans Wifi et équipée d’un antique téléphone à fil tient plus de l’anomalie que de l’anecdote nostalgique.

«En choisissant le contemporain est venue la nécessité d’adapter. Mais, on a gardé la touche vintage pour jouer avec la mode des vieilles tendances. On va faire revivre au spectateur ses années les plus brunes», s’amuse la scénographe, Delphine Gagné.

Dans cette maison, veillotte donc, s’installent Mireille et Lucie fraichement débarquées de Québec, incarnées par Gaïa Cherrat Naghshi et Noémie F. Savoie. L’occasion d’égratigner les travers des citadines comme des ruraux.

«On se moque gentiment des clichés de la campagne. Et, on se moque aussi des caprices de la Ville.» Et Samuel La Rochelle, comédien, d’ajouter : «C’est le clash entre les deux qui est drôle».

Rien ne se passe comme prévu

Dès le départ, rien ne se passe comme prévu. «Il y a toutes sortes de choses inquiétantes dans la maison. Et le voisinage l’est aussi», annoncent les comédiens. Mireille n’est pas rassurée. C’est Lucie qui rêvait de s’installer à la campagne et l’a embarquée dans cette aventure.

«Elle essaie de persuader son amie qu’il n’y a pas de problème, que tout se passe bien dans la maison. On est contente d’être là! Mais bientôt, elle aussi va se rendre à l’évidence qu’il y a quelque chose de vraiment pas normal qui se passe», racontent-ils. 

Percer le mystère

Mireille et Lucie font la rencontre de personnages bizarres, à l’image de ce facteur spécialisé en élevage de cochons ainsi qu’une commère obsédée par ses pets-de-sœur, et… suspects. Est-ce que l’un d’entre eux connaîtrait le secret de la maison?

«On se retrouve presque dans une ambiance de meurtre et mystère. Mais sans le meurtre!», illustre la troupe. Les indices semés tout au long de la pièce feront planer le doute. À l’entracte, les spectateurs ne manqueront sans doute pas de discuter de l’intrigue et partager pronostics et suppositions pour tenter de résoudre cet étrange énigme.

Dans la maison hantée, rien ne fait peur pour vrai. «On s’amuse à jouer avec certains codes typiques de l’horreur, mais de façon ludique. Peut-être que ça va provoquer des petits sauts», prévient-on. Car, s’il faut s’attendre à une chose, c’est bien de rire.

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