CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

C’est un Patrice Michaud solide accompagné de ses musiciens qu’ont accueilli à bras ouverts les festivaliers du Festivent Ville de Lévis sur la scène Hydro-Québec, hier soir. L’auteur-compositeur-interprète a offert une prestation complètement folle à la foule nombreuse.

Déjà, on sentait la fébrilité dans l’air quand les lumières se sont éteintes et qu’on a annoncé le début du spectacle. Patrice Michaud et ses musiciens sont entrés sur scène avec la chanson Kamikaze et rapidement les festivaliers étaient nombreux à chanter l’air du musicien originaire de Cap-Chat. Michaud était à l’aise, placoteux et s’amusait avec la foule. D’entrée de jeu, c’était gagné.

Il a mis au défi les Lévisiens d’être le plus bruyant de ses publics tout juste avant d’entamer son premier classique On fait comme si. Puis, il a surpris tout le monde en accueillant un invité, le jeune auteur-compositeur-interprète, Simon Kearney. Michaud et Kearney sont alors allés du côté du répertoire du jeune musicien en interprétant L’infirmière suivie d’une chanson qu’ils certifient n’avoir pratiquée que quelques heures avant le spectacle, Cecilia du groupe Simon & Garfunkel. Pour une première, c’en était une excellente. Les musiciens sur scène ont inclus les festivaliers dans leur folie passagère, au grand plaisir de tous. «Ça, ça s’appelle un fantasme!», s’est écrié Patrice Michaud.

Rapidement, le groupe a continué de faire rouler le rythme à toute vitesse de son spectacle en invitant la foule à chanter avec eux la chanson Julie revient. Julie s’en va. S’en ait suivi d’une confidence lorsqu’il a entamé la reprise traduite de la chanson Stop! de Sam Brown, la chanson sur laquelle Patrice Michaud a dansé son premier slow. Il s’est lancé dans la foule pour l’interpréter avec toute l’intensité que ce classique dégage.

S’est enclenchée une section plus calme du spectacle lorsque les premières notes d’Apocalypse Wow ont été jouées suivi du Feu de chaque jour, d’une reprise d’Encore et encore de Francis Cabrel mélangée avec la chanson So Lonely du groupe The Police et de La saison des pluies. Le train d’enfer est revenu à toute vitesse avec Je cours après Marie et son succès populaire Mécaniques générales qui a été chanté en bonne partie par la foule.

Les musiciens ont alors remercié la foule pour le «premier spectacle à l’extérieur» de Patrice Michaud. Même pas encore sorti de scène, les festivaliers scandaient son nom. Le groupe est revenu sur scène vêtu de petites vestes brillantes et de lunettes fumées. «Vous avez été incroyables Lévis, vous méritez Les Majestiques!», a-t-il lancé à la foule avant de clore le spectacle sur une version complètement déjantée de la chanson Le crash du Concorde.

Laurence Castera et son rock intense

L’ex-candidat de l’édition 2014 de l’émission La Voix, Laurence Castera réchauffait la scène pour Patrice Michaud. Le Beauceron a offert une prestation sentie au maigre public qui grandissait plus les minutes avançaient. Accompagné de ses musiciens dont Guillaume Méthot, aussi guitariste du groupe Caravane, qui multipliait les solos de guitare intenses dans une transe totale. «C’t’un show de rock’n’roll, ok?», a lancé à la foule Castera après la deuxième chanson.

Tenace et déchirante, la musique de Laurence Castera a été bien accueillie par les festivaliers qui ont été captivés par les airs du Beauceron qui en était à son deuxième passage au Festivent, a-t-il rappelé, alors qu’il était le guitariste du groupe Automat lors de l’édition 2010 du festival de Saint-Jean-Chrysostome.

Castera et ses musiciens ont été généreux en offrant au public lévisien des compositions de leur premier album Le bruit des mots (2017) et du second Les hauts lieux (2019).

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