Marie-France Comeau et Stéphane Guertin se sont installés sur le bord du fleuvre pour écrire de nouveaux contes inspirés par l’œuvre de Louis Fréchette.

Pour la première fois, la Maison natale de Louis Fréchette accueille deux conteurs venus d'Ontario et d'Acadie en résidence. Inspirés par la ville, les contes de Louis Fréchette et du terroir québécois, ils écrivent chacun une nouvelle histoire qui sera présentée deux fois à Lévis.

Dix jours à découvrir, lire et créer. Inspirés par l’univers de la Maison natale de Louis Fréchette et l’auteur lévisien, deux conteurs invités se sont installés dans ses murs pour y puiser la matière qui formera leurs prochains récits.

«Tout ce que tu as à faire, c’est te nourrir de la place, des odeurs et des gens», lance la conteuse acadienne Marie-France Comeau, qui reconnaît que cette résidence est une occasion unique de se consacrer à l’écriture.

«On a plein d’engagements partout dans notre vie. Tout d’un coup, on t’offre dix jours pour créer. On se demande toujours jusqu’où on pourrait aller si on avait juste ça à faire, créer. C’est un cadeau», se réjouit-elle.

«J’ai deux petits jumeaux à la maison. Donc, passer quelques jours hors de la maison à dormir, lire et me concentrer, c’est vraiment formidable. Ça permet de rentrer dans sa bulle», renchérit le conteur franco-ontarien Stéphane Guertin, qui fait aussi partir d’un groupe d’humour, travaille sur une émission et s’est lancé dans la création d’un centre culturel à Ottawa.

Des ressources inspirantes

Les deux artisans des mots ont à leur disposition les livres que possède la Maison natale de Louis Fréchette et qui sont une source intarissable de documentation.

Stéphane Guertin s’est justement plongé dans la lecture des textes de Louis Fréchette. «J’essaie de voir, que ce soit des contes fantastiques, des récits, des chroniques de son époque, comment est sa plume.» Il se concentre donc sur la façon dont Fréchette a mis ses idées sur le papier.

À partir de thèmes plus contemporains, il s’inspire de la plume de l’auteur. «Je pourrais essayer de travailler un conte où je vais décrire mes personnages comme Louis Fréchette l’aurait fait», envisage Stéphane Guertin.

Une participation au Festival du conte de Lévis

De son côté, Marie-France Comeau a «sorti Louis et ensuite Jos Violon». Dans les textes et  la vie de l’auteur, elle y retrouve des morceaux de sa propre histoire. Les vieilles maisons, les grandes familles et le travail dans les bois lui sont familiers.

«Les mots de Jos Violon, c’est ma parlure à chez nous. Je ne me suis pas perdue, je n’ai pas eu besoin d’aller chercher ce que ça voulait dire. Ça faisait partir de moi. J’arrive bien à me le mettre en bouche», assure celle qui a fait sa place dans le conte jeunesse. Elle imagine des histoires d’ours, de forêt et de nature.

Ces résidences se déroulent dans le cadre d’un échange interprovincial en collaboration avec la Société culturelle de la Vallée de Memramcook au Nouveau-Brunswick et le Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) à Sudbury. Deux conteurs québécois sont eux aussi partis dans les provinces voisines pour y écrire de nouvelles histoires.

Accompagnés de leur jumeau québécois, les deux conteurs présenteront le fruit de leur travail lors du Festival international du conte Jos Violon de Lévis. En avant goût, Stéphane Guertin et Marie-France Comeau donneront une première lecture de leur création ce jeudi 29 août, à 19h30, à la Maison natale de Louis Fréchette.

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