Luca Jalbert et les acteurs de la série se préparent à tourner de nouvelles saisons. CRÉDIT: PRODUCTIONS ROYALD

Nouvelle collection de roman, comic book ainsi qu’un magazine, un balado et une série sur le Web, c’est tout un univers d’épouvante et fantastique à lire, à regarder et à découvrir qu’a développé le bédéiste et réalisateur lévisien, Luca Jalbert, avec Ça fout la chienne.

En 2020, Ça fout la chienne se transforme. Le dernier numéro du magazine créé par Luca Jalbert paraîtra en juillet prochain. Ensuite, un comic book annuel sera publié à la place du trimestriel.

«Il sera plus petit, comme les comic books old school, plus épais aussi, et réalisé avec une équipe de jeunes de la relève, autant en dessin qu’en écriture. Des professionnels viendront ça et là raconter des histoires, faire des chroniques ou seront à retrouver dans des entrevues», annonce Luca. 

Une nouvelle collection de romans

À partir de l’automne prochain, une nouvelle collection de romans Ça fout la chienne sera lancée par les Éditions AdA. Une série de quatre livres jeunesse sortira en même temps, qui devrait être suivie par quatre autres l’année suivante. Les couvertures ainsi que l’une des histoires seront signées par Luca Jalbert. 

«Il y aura peut-être des illustrations à l’intérieur, toujours faite au plomb comme dans le magazine. On est encore à imaginer le concept, car on veut que ça fasse partie du même univers avec le comic book, la web-série et le balado.»

Les récits seront l’œuvre d’auteurs invités. «Les manuscrits sont encore à l’écriture et seront bientôt terminés, poursuit-il. Les romans sont dans la veine des Chair de poule et des Frissons d’autrefois. On va garder l’ambiance rétro du magazine Ça fout la chienne. Je raconte l’histoire d’un ami imaginaire, qui ne l’est peut-être pas tant que ça.»

Inspiré de son film Babao, le livre portera le même titre. Dans cette production, Jason fête ses dix-huit ans en compagnie de son meilleur ami Michael un soir d’été 1993. C’est alors pour lui le début d’un nouveau chapitre qui marque le passage de l’enfance à l’âge adulte. «Mais une fois rentré chez-lui, un cadeau d’anniversaire imprévu attend Jason, caché dans le noir. Son ami imaginaire est revenu, il est triste et n’est pas content», annonçait Luca dans la présentation de la vidéo sur sa chaîne YouTube.

Jamais à court d’idées, le dessinateur veut aussi développer un web-magazine dès la rentrée prochaine. «Je voudrais un blogue où plein de gens pourront avoir leur section, avec des auteurs et des chroniqueurs. Ils pourront animer chacun leur page. Il pourrait aussi y avoir un volet jeunesse en partenariat avec les bibliothèques pour lequel les jeunes pourraient envoyer leurs textes et leurs dessins.»

Sans oublier qu’un balado existe déjà et que de nouveaux épisodes, de cinq à six minutes sur des contes et légendes du Québec réactualisés et réadaptés, seront narrés. La diffusion devrait commencer en avril et se poursuivre mensuellement.

À la rencontre des enfants perdus avec la web-série

Finalement, la deuxième partie de la saison 2 de la web-série sortira pendant la semaine de relâche, au rythme d’un épisode par jour. Chacun sera consacré à un personnage. «On va voir de quel milieu il vient, ce qui lui arrive et ensuite ça restera en suspens jusqu’à ce qu’on les retrouve dans la saison 3, présente le réalisateur. Le public va rencontrer l’univers des enfants perdus que je commence à développer. On va vraiment entrer dedans.»

Le scénario a été remis aux jeunes acteurs de la série pendant les Fêtes et le tournage commence ce mois-ci. La quatrième saison est en préaparation et Luca travaille sur le synopsis. Elle pourrait être tournée cet été. 

La troisième saison sera quant à elle composée de quatre épisodes d’une quinzaine de minutes, «un peu plus long» que les précédents. «Ça va être de petits courts-métrages en tant que tel. Les gens vont suivre les personnages», prévient-il. C’est à ce moment-là que les enfants perdus se rencontreront et que leurs histoires ne feront plus qu’une. 

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