Sur le dernier album de Gabriella, le violon est partout. CRÉDIT:MÉLANYBERNIER

Seule sur scène, celle qu’on connaît comme la fille au violon a fait éclore son premier projet en français dans lequel elle se raconte sans détour à travers des textes personnels, introspectifs et imagés. Gabriella présentera Étrangère à L’Anglicane, le 7 mars.

Résolument pop, les mélodies accrocheuses et empreintes d’émotions mettent en valeur la voix de velours de la jeune multi-instrumentiste et les teintes plurielles de son fidèle instrument à cordes. «J’ai vraiment voulu trouver ma patte à moi avec l’instrument qui m’est le plus cher, le violon», présente Gabriella.

Son but, réinventer le violon «de manière cool». L’instrument est partout et la musicienne en joue de différentes façons. «Parfois, je tape sur le violon, parfois je le joue comme une guitare, parfois je fais des staccatos, des pizz (pizzicatos), des legatos. J’appelle ça une pop violonistique», explique-t-elle. Et d’ajouter, qu’«avec cette tournée, j’ai vraiment appris à avoir du fun avec mon violon, à l’adapter comme je veux».

Son propre orchestre 

Les performances de Gabriella sont empreintes d’une douce énergie et l’artiste laisse de la place à de nombreuses interactions avec les spectateurs. Plus qu’un concert, c’est un univers visuel et sonore qui se déploiera sur les planches de la salle lévisienne. «Il y a une partie plus minimaliste alors que ça devient disco à la fin. Je m’en vais dans la salle, je chante en acoustique, puis je prends un violon électrique qui s’illumine de partout suivant la musique», illustre-t-elle. 

Sur scène, elle joue du violon ainsi que du clavier et de la guitare. «Et j’utilise les loops, explique la musicienne. J’enregistre un bout de violon et par dessus ce que je viens d’enregistrer, j’enregistre d’autres couches. Ça crée mon propre orchestre. Je loop le piano ou la guitare avec mon violon, ça me permet d’être autonome et de pouvoir chanter pendant que quelque chose joue.»

Après un passage remarqué à The Voice, en France en 2016, l’auteure-compositrice-interprète partage sa vie d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. «L’album Étrangère est vraiment lié aux allers-retours que j’ai faits en France. C’est une nouvelle culture que j’ai découverte. Je ne connaissais pas tous ces artistes français en émergence que j’adore. Plus je voyage, plus je trouve d’influences», raconte Gabriella. 

Ce qu’elle préfère, ce sont les voyages, parce que, loin de chez soi, on ne prend jamais rien pour acquis. «C’est bouleversant, mais c’est tellement le fun», s’enthousiasme-t-elle. Et en France, où les Québécois sont tellement aimés et où on se sent super accueilli», elle s’est redécouverte.

«À chaque fois que je m’en vais chercher une baguette de pain, on me rappelle que je suis étrangère. Même si je me sens chez moi là-bas. Les gens me disent qu’ils aiment mon accent. Au début, c’était déstabilisant. Plusieurs personnes n’aimeraient pas cette instabilité, mais j’adore vivre dans mes bagages, me réveiller et ne pas savoir où je suis. C’est le mode de vie que j’ai décidé d’adopter.» Dans son prochain album, Gabriella annonce qu’elle reviendra à ses racines.

Réservation au langlicane.com ou au 418 838-6000.

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