Les membres de Jazz Affair : Luce Bélanger, Jean-François Aubin, Christian B. Poulin, Marie-Pier Deschênes, Louis Laprise et Camille L.-C. CRÉDIT : COURTOISIE

Jazz Affair, un ensemble de jazz vocal dont font partie trois Lévisiens, a reçu une bonne nouvelle il y a quelques semaines. En effet, le groupe est en nomination dans la catégorie Meilleur album jazz vocal de l’année aux prix Junos, un prestigieux gala qui récompense les meilleurs artistes musicaux canadiens.

«Recevoir cette première nomination aux Junos, c’est une grosse dose d’amour reçue pour un travail que nous avons accompli il y a maintenant presqu’un an. C’est une belle tape dans le dos qui nous pousse à avancer. Aussi, ça nous permet de jeter un regard extérieur sur notre album nommé, de le redécouvrir et de constater que nous sommes fiers de notre travail», partage d’emblée Jean-François Aubin, l’un des membres lévisiens du sextet.

Fondé il y a dix ans alors que ses membres étudiaient à l’Université Laval, Jazz Affair est composé de Jean-François Aubin (ténor) et sa conjointe Marie-Pier Deschênes (mezzo soprano), des résidents de Breakeyville, Christian B. Poulin (basse), un résident de Saint-Nicolas, Luce Bélanger (soprano), Louis Laprise (baryton) et Camille L.-C. (alto).

C’est grâce à leur deuxième album, Wishes, que Jazz Affair coure la chance de remporter un Juno. Dans la catégorie Meilleur album jazz vocal de l’année, l’opus du sextet est en nomination avec Nothing Never Happens de Bria Skonberg, Stay Tuned! de Dominique Fils-Aimé, Montréal d’Elizabeth Shepherd et Friday de Monkey House.

Un son unique

Rare ensemble canadien à mettre en vedette le jazz vocal, Jazz Affair ne propose que des œuvres chantées a cappella. Si aucun instrument ne peut être entendu dans les chansons du sextet, la réunion de six tonalités de voix et les arrangements conçus par Jazz Affair permettent au groupe de recréer percussions, contrebasse et rythmique.

Avec ce son unique, Jazz Affair revisite autant de standards de jazz à sa couleur qu’il propose des arrangements originaux de chansons auxquelles ils ajoutent une saveur jazz. Si l’ensemble est connu à travers le pays grâce à différentes tournées, les membres du sextet espèrent que cette nomination aux Junos permettra à d’autres mélomanes de découvrir leurs créations.

«Nous espérons le faire découvrir un peu à notre public au Québec. Le jazz vocal a cappella est un style répandu et connu aux États-Unis, mais un peu moins au Canada où il y a de très bons ensembles qui existent et qui m’ont permis de découvrir ce style il y a quelques années. […] Toutefois, on sent déjà les effets de la nomination. Il y a plus de personnes qui visitent notre profil Spotify ou notre chaîne YouTube. On sent une effervescence», affirme M. Aubin.

D’ici la présentation du gala des Junos, du 13 au 15 mars prochains, Jazz Affair a effectué une tournée de spectacles en Ontario et en Alberta et poursuivra son travail sur l’élaboration d’un nouveau spectacle, qui devrait voir le jour en 2021.

Soulignons finalement qu’un autre artiste lévisien, Vincent Roberge alias Les Louanges, est en nomination aux Junos. L’auteur-compositeur-interprète pourrait alors remporter le prix dans la catégorie Meilleur album francophone de l’année pour La nuit est une panthère.

Les plus lus

La relève artistique ne prend pas de pause

De jeunes artistes participent à des ateliers avec des professionnelles de l’art actuel dans le cadre du Concours de la relève de Village en Arts. Pandémie oblige, le mentorat se fait virtuellement via la plateforme Zoom. Et la création se porte bien.

Des expositions virtuelles pour des finissants du CLL

Plutôt que d’exposer leurs œuvres chez Regart et au Centre d’exposition Louise-Carrier comme leurs prédécesseurs, les 16 finissants du programme d’arts visuels du Cégep de Lévis-Lauzon (CLL) présenteront leurs nouvelles œuvres sur le Web, du 12 mai au 15 août.

Le déconfinement de la culture débutera le 29 mai

C’est une première étape. Les musées, les comptoirs de prêt des bibliothèques et les ciné-parcs pourront rouvrir au public le 29 mai.

L’art pour faire du bien

Depuis le début de la crise de la COVID-19, les Québécois ont fait preuve de créativité pour se changer les idées. Lévis n’y fait pas exception et plusieurs résidents de la ville ont utilisé l’art pour éloigner l’ennui tout en divertissant les membres de leur communauté.

«Les arts vivants ont survécu depuis des millénaires»

Aucun spectacle à l’affiche et des salles qui restent vides. Confinés et en télétravail, les artisans de la culture travaillent sans relâche afin de poursuivre leur mission et assurer la pérennité des scènes locales. L’équipe derrière L’Anglicane et le Centre d’exposition Louise Carrier est à pied d’œuvre pour s’adapter à la situation et poursuivre sa mission de diffusion des arts.

COVID-19 : 400 M$ pour la culture

Le premier ministre du Québec, François Legault, accompagné de Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications, a annoncé le début de son plan de déconfinement du milieu culturel en annonçant des investissements de 400 M$ pour les différents secteurs du milieu, le 1er juin dernier lors de sa conférence de presse quasi quotidienne.

La Mosaïque organise un concert virtuel le 6 juin

Le Café la Mosaïque organise un concert virtuel pour célébrer cette édition 2020 un peu spéciale de la Fête des voisins, le samedi 6 juin, et ce, malgré la règle de distanciation sociale.

Un tableau offert à une employée d’épicerie

Membre de l’Association des artistes de la Rive-Sud (AARS), la peintre Michèle Paris a offert l’un de ses tableaux au magasin Avril, situé à Saint-Romuald.