Nicolas Gémus propose un folk introspectif inspiré des années 60 et 70. CRÉDIT : COURTOISIE

L’auteur-compositeur-interprète sera de passage au Vieux Bureau de Poste (VBP), le 21 mars. Nicolas Gémus présentera son premier album Hiboux, qu’il a soigneusement muri et qui témoigne déjà de la maturité artistique du jeune musicien dans la vingtaine.

C’est dans une formule à quatre avec batterie, basse et guitare électrique que Nicolas Gémus montera sur la scène de la salle lévisienne, également accompagné de sa guitare.

Celui qui s’est laissé inspirer par le folk des années 60 et 70 et situe ses influences dans les grands de la chanson qu’il aime, comme Neil Young, Simon & Garfunkel, Richard Desjardins, Jacques Brel et Leonard Cohen.

Folk introspectif, sa musique porte en elle une forte charge émotive, ponctuée de moments plus légers et enjoués lors de ses spectacles. D’une chanson à l’autre, reviennent les relations interpersonnelles qui prennent vie dans les mots de l’auteur.

Dans des textes personnels, Nicolas Gémus raconte son cheminement, ce qu’il a vécu, et parle de ce qui le touche. «L’écriture a toujours eu pour moi quelque chose de thérapeutique, comme peut-être beaucoup d’auteurs-compositeurs», partage-t-il. 

«Quand j’écris au départ, c’est pour moi, c’est pour extérioriser ce que je vis. Ensuite, j’essaie de le faire dans un langage qui peut rejoindre les autres. Quand vient la scène, on partage un moment d’émotion ensemble. Quand on se rassemble, on vit tous la même chose en même temps.»

Laisser mûrir les chansons

Pour Hiboux, son premier album, l’artiste s’est donné le temps de la création. Un long processus qui prend parfois plusieurs années. «La manière dont je fonctionne, ce n’est pas de m’installer un mois dans un chalet et écrire. J’aime avoir le recul et affiner les textes. Ça prend du temps de laisser mûrir une chanson», explique-t-il.

Quand il commence une chanson, Nicolas Gémus imagine déjà l’effet qu’il veut obtenir. Il sait où il souhaite se rendre en termes de raffinement et avec le texte. 

«On a tous un idéal qui est parfait dans la vie, mais dans le monde matériel, on travaille constamment avec l’imperfection. Ça peut être long et il faut travailler fort pour arriver à cet idéal de départ. Des fois, il faut faire des concessions et accepter que la chanson est parfaite dans son imperfection.»

Même si son souci de «l’ultra perfection» le retient parfois de se lancer, c’est toujours très préparé et avec du matériel qu’il a laissé mûrir que Nicolas Gémus se présente. 

Une recette qui fait son succès puisque l’artiste a remporté plusieurs prix au Festival international de la chanson de Granby en 2017, au Festival en chanson de Petite-Vallée en 2018 et dernièrement au gala Rideau 2020. C’est, cette fois, les diffuseurs culturels qui ont salué son travail.

«C’est toujours le fun de recevoir de belles tapes dans le dos, se réjouit-il avec le sentiment d’avoir franchi une nouvelle étape. Recevoir autant de reconnaissance d’un coup, c’est très encourageant pour continuer.» Nicolas Gémus a d’ailleurs commencé à préparer un deuxième album.

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