Sur la première photo : Isabelle Veilleux et Claude Vallières ont travaillé ensemble à la création de l’exposition (CRÉDIT : AUDE MALARET). Sur la deuxième photo : Une oeuvre de Louise Carrier (CRÉDIT : VILLE DE LÉVIS).

Le Centre d’exposition Louise-Carrier dévoile ses Œuvres choisies, pour la plupart, exposées pour la première fois. Jusqu’au 6 septembre, l’exposition présente une sélection de peintures et de sculptures des 19e et 20e siècles, provenant des riches et vastes collections de la Ville de Lévis.

«Ce sont des œuvres choisies, mais surtout des artistes choisis», annonce la technicienne en muséologie à la Ville, Isabelle Veilleux, qui tenait «à ce qu’il y ait beaucoup d’artistes de Lévis».

Ainsi, ceux qui ont œuvré à Lévis, André Garant, Albert Rousseau et Ludger Ruelland, notamment, côtoient Marc-Aurèle de Foy Suzor-Côté, William Brymner ou encore René Richard. «Ce sont des noms accrocheurs pour les gens qui sont amateurs d’art», prévient-elle. 

La sélection présente aussi des femmes artistes qui ont marqué leur temps ont ouvert la porte à d’autres, Louise Carrier, Simone Mary Bouchard, Claudette Rinfret, Claire Fauteux, Louise Gadbois, Madeleine Samson et Arline Généreux.

«Dans les années 20, 30 et 40, le milieu des arts était surtout un milieu d’hommes. Donc, pour ces femmes se fut un choix de carrière audacieux. S’en aller faire ses beaux-arts, c’était marginal», raconte Isabelle Veilleux. 

Œuvres choisies remet en lumière des artistes «qui ont réalisé une belle carrière, mais qu’aujourd’hui on connaît moins et qu’il faut faire l’effort de redécouvrir». 

L’objectif de l’exposition : montrer la diversité de la collection de la Ville de Lévis, constituée en grande partie de l’immense trésor qu’abrite le Musée du Collège de Lévis. 

«Quand on la montre, il y a toujours des personnes qui apprennent que la Ville de Lévis possède une vaste collection. Je voulais montrer sa diversité. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est un petit échantillon de tout ce qu’on a.»

L’exposition n’est pas thématique, même s’il aurait été aisé de «prendre un créneau bien précis, comme la religion ou le cabinet de curiosité. Les choix étaient impressionnants.»

«Ce n’est pas la première fois que le Centre d’exposition Louise-Carrier la met en avant, souligne Claude Vallières, coordonnateur aux arts visuels. Le but était déjà de sensibiliser les gens à son importance et, à l’époque, le fait qu’il fallait en faire quelque chose. Ça reste encore le leitmotiv aujourd’hui. Ça serait intéressant qu’elle soit mise en valeur.»

Œuvres choisies – Collection Ville de Lévis, est présentée au Centre d’exposition Louise-Carrier par Diffusion cultuelle de Lévis jusqu’au 6 septembre, du mardi au vendredi, de 11h à 17h, ainsi que les samedis et dimanches, de 13h à 17h.

Un trésor à mettre en valeur

En 2013, la Ville de Lévis recevait un legs du Musée du Collège de Lévis, une importante collection d’art et d’objets.

On connaît cette collection de la Ville de Lévis sous le nom de la collection du Musée du Collège. C’est l’Œuvre David-Déziel qui en a fait don à la municipalité, puisque la corporation, regroupant les clercs qui ont œuvré au Collège de Lévis, en a été le propriétaire jusqu’en 2013. Les pièces qui la constituent ont été collectées au fil du temps par les ecclésiastiques du Collège.

«Elle servait à l’éducation. Les enseignants se servaient des objets pour soutenir leur discours. Ces collections, il y en a plusieurs au Québec, comme celle de Joliette avec Wilfrid Corbeil qui est devenue le Musée d’art de Joliette, même chose à Trois-Rivières et à Sherbrooke», explique la technicienne en muséologie à la Ville de Lévis, Isabelle Veilleux.

«Ici, la collection est restée dans le Collège. C’était visité dans les années 60-70, moins dans les années 80 et les années 90 presque plus, c’était sur invitation. Beaucoup en ont entendu parler, mais ne l’ont jamais vue.»

Entre les murs de l’institution lévisienne se trouvent ainsi des toiles, des sculptures, une collection de monnaies, un fond important sur le capitaine Bernier, des objets anciens et du quotidien ainsi que des livres du 16e au 19e siècle.

«Quelques milliers d’objets ont déjà été sortis. L’inventaire n’est pas terminé. On estime entre 20 000 et 25 000 le nombre d’objets.»

Pour réaliser le travail d’inventaire colossal, la municipalité compte dans ses services un archiviste en plus d’Isabelle Veilleux. Ils travaillent à répertorier les œuvres et constituent une base de données. La technicienne mène aussi un travail de documentation. C’est ainsi qu’elle a découvert qui se cachait derrière la signature A. Généreux.

«Je voulais connaître l’artiste et pousser plus loin. C’est comme ça que j’ai découvert Arline Généreux, qu’elle est au Musée des beaux-arts du Canada et, qu’en plus, c’est une Lévisienne.»

Tous les objets encore entreposés au Collège sont recouverts «d’une poussière ancestrale», illustre la technicienne. «Chaque objet qu’on sort du Collège doit être avant tout nettoyé.» Certains sont aussi restaurés, comme le Portrait de Samuel de Champlain attribué à Joseph-Adolphe Rho.

«Notre but, c’est de tout sortir, car on n’est pas dans des conditions muséales de conservation idéales.» Ces trésors sont ensuite entreposés dans les réserves de la Ville, dont les emplacements sont gardés secrets pour des questions de sécurité.

Des femmes audacieuses

L’exposition commence avec une peinture de jeunesse de Louise Carrier, de 1943. Sur la toile se dessine sur un fond bleu le délicat visage d’une femme qui évoque une madone et laisse apparaître «le côté mystique de l’artiste qu’on lui connaît.»

Dans une autre pièce, le visiteur s’arrête devant le travail d’Arline Généreux. Née à Lévis, elle est la première femme originaire de la municipalité à s’inscrire aux Beaux-arts de Québec dès la première année d’existence de l’école. Puis, elle part à New York dans les années 40. Elle y expose et elle reçoit des critiques favorables, notamment du New York Times. Aujourd’hui, des tableaux de l’artiste se trouvent au Musée des beaux-arts du Canada. 

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