Wind of change, acrylique et aérosol sur toile. CRÉDIT : JACYNTHE BERGERON

Tout en tendresse, Jacynthe Bergeron illustre le lien profond qui nous unit à ce qui nous entoure. «Prendre soin de la nature, c’est prendre soin de notre nature profonde. Si on y regarde de plus près, elles ne font qu’un», dit l’artiste. Elle expose ses œuvres jusqu’au 16 août à l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas.

C’est un monde de douceur et de joie peuplé de sympathiques animaux dans lequel pénètre le visiteur. À mi-chemin entre l’art naïf, le street art et l’illustration, l’exposition Retour à ta nature présente des tableaux, à la fois doux, empreints de candeur et introspectifs qui nous montrent ce qui nous touche le plus dans notre environnement. 

Comment, en tant qu’artiste, pouvait-elle interpeller les gens sur la beauté, le respect et l’immense richesse que sont les plantes et les bêtes avec qui nous partageons la planète? C’est par ce qu’elle sait faire de mieux, créer et peindre, que Jacynthe Bergeron a décidé de répondre à cette question.

Par son travail, l’artiste veut transmettre tout son amour pour la nature. Parce que la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques la touchent, elle espère à son tour avoir un impact avec ses peintures pour sensibiliser les gens en les faisant rêver.  

«On fait partie de la nature. Ce n’est pas nous et la nature. On est une et même chose. Si on détruit la nature, on se détruit nous-mêmes», rappelle Jacynthe Bergeron. 

Toucher le cœur des gens

L’artiste espère «toucher les gens dans quelque chose de profond en eux, qu’ils aient envie de faire des gestes concrets pour prendre soin de ce qui est autour d’eux». 

«Ce que je peux faire, c’est me servir de ma sensibilité, partage-t-elle. Mon lien avec la nature est fort et mon amour pour la nature est profond. J’ai besoin d’y baigner pour créer.»

Originaire de Saint-Nicolas, Jacynthe Bergeron vit maintenant sur l’île d’Orléans. «Je vais beaucoup dans la nature, en plus j’ai accès au fleuve là où j’habite. C’est souvent en allant prendre des longues marches qu’en revenant j’ai un flash pour un tableau», explique-t-elle. 

L’artiste travaille avec l’émotion, le feeling. «C’est très instinctif.» Elle s’inspire de ses réflexions personnelles, des lectures et de rencontres pour créer. Davantage dans le ressenti que le symbolique, ses œuvres s’adressent au cœur du spectateur. 

Dans chacun de ses tableaux, Jacynthe Bergeron dessine une pomme. «J’ai traversé une crise existentielle. J’étais en recherche de sens et de lien avec ce qui m’entourait. C’est ce que représente la pomme. Ça parle aux gens et chacun peut y voir ce dont il a besoin.»

Par son style proche de l’illustration, elle veut amener l’art aux gens, au grand public. «On a cruellement besoin d’art autour de nous, mais on ne le sait pas, constate l’artiste. Il faut enlever cette barrière qui fait dire aux gens que l’art, ils ne comprennent pas ça. Tu n’as pas besoin de comprendre l’art, c’est dans le cœur que ça se passe.»

Jacynthe Bergeron a étudié les arts plastiques au Cégep de Sainte-Foy, puis a obtenu un baccalauréat en enseignement des arts à l’Université Laval. Après avoir enseigné quelques années, elle s’est mise à peindre et s’y consacre désormais à plein temps. Proche du dessin, loin des classiques, l’artiste marie la chaleur des couleurs à une ligne vive et tout en mouvement. 

Jacynthe Bergeron a aussi écrit, illustré et édité un joli ouvrage relié à la main pour la jeunesse Je t’aime, qui raconte l’attachement que ressent un petit renard pour la lune. De plus, l’artiste crée de rigolotes peluches en laine sous l’étiquette de Raisin Diadem. 

Retour à ta nature, à l’Espace culturel du Quartier de Saint-Nicolas, jusqu’au 16 août. Ouvert samedi et dimanche de 13h à 17h. Information au www.ecqsn.com.

Village en Arts se poursuit

L’édition 2020 de Village en Arts est accessible au public en ligne depuis le 3 juillet. Organisée par l’Espace culturel du quartier Saint-Nicolas (ECQSN), cette exposition virtuelle remplace la 23e mouture de l’événement, qui aurait dû se tenir dans le parc Le Picart au début du mois.

Le symposium est présenté dans deux galeries en ligne, qui resteront accessibles au public jusqu’au 3 mai 2021. Chacun des 47 artistes professionnels sélectionnés présente, sur une page qui lui est dédiée, 10 de ses œuvres d’art qui sont aussi mises en vente.

«Le Symposium Village en Arts ne prend aucune commission. Le processus de la vente directe a été privilégié, afin de permettre la rencontre entre l’artiste et l’acheteur, en cohérence avec la mission de l’événement», précise  Catherine Lapointe, directrice de l’ECQSN.

Une seconde galerie accueille le volet relève de l’événement avec les créations de  14 jeunes talents. Les adolescentes ont bénéficié d’un mentorat artistique pour développer leur processus de création. Les galeries virtuelles sont en ligne au www.villageenarts.com.

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