Avec Mon plan A, Marie Bérubé rappelle l’importance de savoir qui on est, ce qu’on aime et ne pas s’oublier afin de réaliser ses rêves. �CRÉDIT : COURTOISIE

Suivre sa voie quand le chemin choisi n’a rien de conventionnel représente un défi face aux jugements ou aux modèles mis de l’avant par la société. Pour inspirer chacun à réaliser ses rêves, Marie Bérubé publiera au printemps Mon plan A, aux éditions Plume d’oie, un recueil de témoignages.

Dans le livre à paraître, Marie Bérubé a voulu donner la parole à «des personnes qui ont écouté leur voix intérieure et qui ont fait fi de toute la pression des standards et de la société pour écouter ce qui les animait».

L’ouvrage concocté par la résidente de Québec rassemble une vingtaine de témoignages de personnes, dont plusieurs Lévisiens, qui se sont choisies et ont suivi le parcours de vie vers lequel elles se sentaient appelées.

Plusieurs thèmes y sont abordés, dont la monoparentalité, l’homosexualité, les milieux de travail non-traditionnels, la chirurgie plastique, le végétalisme ainsi que l’engagement social et humanitaire.

«Je trouve qu’il y a une pression terrible de la société sur ce à quoi on devrait ressembler», constate l’autrice. Comme la famille qui n’échappe pas aux modèles préétablis. «Je ne cadrais pas du tout avec ça. Je me disais que je n’étais pas la seule», explique-t-elle.

Faire fi des commentaires

Marie Bérubé a adopté un petit garçon originaire du Vietnam. «Quand je me suis inscrite sur la liste d’attente pour l’adoption, j’étais une maman uniparentale, il n’y avait pas de papa.» Au début, elle doute et se questionne. «Est-ce que j’ai le droit, est-ce que je suis légitime à devenir parent?»

«J’avais envie d’être mère, ce n’est pas parce que j’étais célibataire, ce n’est pas parce que j’allais m’acheter de l’amour, ce n’est pas parce que je ne voulais pas attendre le prince charmant. J’avais envie d’être mère et je me suis écoutée.»

Alors, elle fait fi de tous les commentaires des gens qui lui disaient : «Ça va être dur, tu vas être toute seule, es-tu sûre?» Elle décide d’écouter ce qui la fait vibrer. «Je suis allée de l’avant et j’ai réalisé un rêve.»

Dans ce livre, l’autrice avait aussi envie de donner des exemples à son fils, à la fille de son conjoint, à ses filleuls de ce que c’est s’écouter. «Je voulais leur montrer qu’il n’y a pas juste ce que la société nous dicte qu’on devrait penser, partage Marie Bérubé. Il y a des gens qui sont vraiment sur leur X et qui suivent leur voie.»

Expliquer son choix

Les récits ont été écrits par chacun des participants qui racontent leur propre histoire. «Ce sont des personnes de mon entourage. Par exemple, une amie a choisi d’aller vers la chirurgie plastique parce qu’elle n’était pas bien avec son corps et j’avais envie de lui donner une voix. C’est un beau modèle de femme et je voulais dire que la chirurgie n’est pas forcément quelque chose de superficiel.»

«Je suis allée vers les thèmes de société que je trouvais important d’aborder. Aussi, c’était important pour moi d’avoir une personne célibataire qui dise que le célibat n’est pas une maladie, mais peut être un choix de vie. Ce n’est pas un plan B et ce n’est pas toujours fait par dépit.»

Marie Bérubé a demandé à chacun d’expliquer son choix et son accueil par ses proches. Est-ce qu’ils ont été jugés? Comment ils ont géré le regard des autres? Qu’est-ce que ça implique d’assumer son choix jusqu’au bout?

«Ce n’est pas toujours simple de dire : ‘‘Je suis mon plan A.’’ C’est pour le meilleur et pour le pire. Ça prend aussi des sacrifices, parfois il y a des embûches et il faut travailler plus fort aussi.»

Mon plan A sera édité à 500 exemplaires et pour chaque livre vendu, un dollar sera remis au Centre de pédiatrie sociale de Lévis où l’une des participantes au projet travaille.

«C’est beau de vouloir suivre son plan A. Mais il y a quand même certaines barrières qui peuvent être gênantes. Avoir un début de vie qui n’est pas facile, être un enfant dans un contexte plus vulnérable, ça peut nuire à la poursuite de ses rêves.» Marie Bérubé espère que sa contribution aidera les enfants à «avoir un début de vie plus facile et aspirer à plein de belles choses dans leur vie».

Il est possible de pré-commander Mon Plan A auprès de l’autrice à mary.perts@gmail.com.

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