Mélanie L’Hérault. CRÉDIT : COURTOISIE

Après trois romans de son cru ainsi qu’une contribution dans un recueil de nouvelles, Mélanie L’Hérault continue de partager sa passion de l’écriture avec son quatrième roman, Tête de brume, publié chez Saint-Jean Éditeur. L’autrice lévisienne nous propose dans son nouvel ouvrage l’histoire de Claudelle, qui doit traverser bien des épreuves reliées au drame familial qu’elle a vécu en 2007.

Par Catherine D'Amours - Collaboration spéciale

L’autrice promène les lecteurs entre trois époques bien distinctes dans son roman : le soir du drame familial, un parricide, 10 ans avant celui-ci et 10 ans après. On essaie de comprendre pourquoi le drame est arrivé et de percer chaque mystère qui y est lié.

«Le livre, c’est l’histoire d’une fugue en fait. C’est l’histoire de Claudelle qui fuit son malheur et qui l’a mis sous le tapis pour commencer une autre vie. Sa grand-mère va essayer de la convaincre de revenir affronter ses démons. Elle lui donne le surnom tête de brume puisque Claudelle reste dans une brume, alors qu’elle doit affronter le drame et qu’il peut la rattraper, d’où le nom du roman», explique Mélanie L’Hérault.

Dans son processus d’écriture, l’autrice commence toujours par développer ses personnages et elle doit connaître la fin de son histoire avant de commencer l’écriture. Elle doit savoir vers où elle se dirige et avoir un plan en tête.

«Souvent, j’ai déjà la dernière phrase d’écrite et c’est vraiment important pour moi. J’ai besoin d’une structure, mais après mon imagination va découler. Ça a été important pour le bon fonctionnement de ce livre en particulier comme l’histoire se promène entre trois époques», souligne Mme L’Hérault.

L’autrice et enseignante de français au secondaire enrichit ses passions de l’écriture et du français avec ses romans. Avec le travail sur son prochain roman qui est déjà commencé, elle espère pouvoir réussir à en écrire un par année en parallèle de l’enseignement.

«Avec la pandémie, cela m’a permis d’avancer plus rapidement comme nous avons eu plus de trous dans notre horaire dans la dernière année. Je peux aussi en profiter l’été pour écrire à temps plein. Je ne pense pas cependant quitter l’enseignement tout de suite pour me consacrer à l’écriture puisque cela me manquerait trop», indique Mélanie L’Hérault.

Histoire d’une passion

Issue d’une famille avec un père enseignant de français, les livres et les dictionnaires étaient omniprésents dans la maison familiale de l’autrice. L’amour du français et le passe-temps de la lecture lui ont donc été transmis par cette influence familiale.

En tant que nouvelle autrice, à la suite de son premier roman, Mme L’Hérault ne se considérait pas encore comme autrice. Ce syndrome de l’impostrice est selon elle parti et elle peut maintenant se présenter en tant que telle grâce à l’expérience acquise.

«En tant qu’auteur, on peut être impressionné parce qu’il existe beaucoup de livres et il s’en fait beaucoup de bon. Il faut avoir une idée qui se démarque, qui est unique. On doit se faire confiance et se dire qu’on a quelque chose à dire», conclut Mme L’Hérault.

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