Le directeur Jonathan Dussault, Aryane et l’intervenante Lorie Couture-Côté. CRÉDIT : AUDE MALARET

Quand cette période qu’est l’adolescence devient trop difficile à traverser seul, il existe une maison à Lévis où les jeunes peuvent s’équiper des bons outils pour se construire. Aryane, qui entame sa cinquième semaine à L’ADOberge, a trouvé dans cette famille de passage une nouvelle confiance en elle.

C’est une jeune fille de 16 ans, en paix avec ses émotions, qui est assise à l’une des tables extérieures de la cour de L’ADOberge à Saint-Jean-Chrysostome. Aryane raconte son cheminement avec des mots qui témoignent de la profondeur de la réflexion qu’elle a menée pendant son séjour. La maison d’hébergement temporaire accueille des jeunes de 12 à 17 ans qui rencontrent des difficultés et ont envie de les surmonter.

«Ça m’a pris beaucoup de temps avant de dire ce que je ressentais. Je gardais tout au fond de moi. Quand il y en avait trop, ça faisait un peu comme un volcan. Ça explosait à un moment donné, et puis ce n’était jamais au bon moment», se souvient-elle.

Pendant cinq semaines, l’adolescente a appris «des trucs pour s’exprimer de la bonne façon au bon moment» et découvert des outils qui l’aident à mieux gérer ses émotions.

«C’est quand il n’y a pas de communication qu’il y a des conflits», observe Aryane, qui souhaitait trouver par elle-même des moyens d’apaiser «les chicanes» qui peuvent survenir avec les personnes de son entourage.

Des objectifs pour se dépasser

À L’ADOberge, les jeunes viennent pour souffler et prendre du temps pour eux, apaiser toutes les tensions qu’il peut y avoir. «Les intervenants sont là pour guider les jeunes, les aider, les soutenir, les accompagner. On part de leurs défis et on leur donne du pouvoir. Ce sont eux qui peuvent travailler sur leurs difficultés», explique l’intervenante Lorie Couture-Côté.

«On peut sortir ce qu’on a dans notre sac», confirme Aryane, qui s’est sentie écoutée. Avec son intervenante de suivi, elles se sont rencontrées une fois par semaine, ont établi un plan d’action et des objectifs. Souvent, d’autres s’ajoutent. Et, s’il reste au jeune des obstacles à franchir, jusqu’à trois semaines supplémentaires peuvent être accordées.

«Tous les jeunes sont volontaires», souligne le directeur de L’ADOberge, Jonathan Dussault. «Il n’y a pas juste nous qui le sommes, ajoute Aryane. Il y a la direction de l’Ado qui est prête à nous prendre sous son aile. Et, les parents aussi sont volontaires. Tout le monde l’est.»

Se soutenir les uns les autres

C’est Aryane qui a demandé à être hébergée à L’ADOberge sur les conseils d’une travailleuse sociale. Au début, l’expérience ne la tentait pas vraiment, parce qu’elle s’imaginait un lieu «très strict». Mais, elle est quand même venue faire la visite. Pour voir. «J’ai trouvé que l’ambiance avait l’air vraiment le fun, comme si tu vivais avec tes amies dans une maison», raconte celle qui n’a jamais regretté son choix.

Ensemble, les jeunes apprennent les uns des autres. Ils partagent activités et soirées, les bons moments comme les plus difficiles. «Oui, il y a des crises. Mais quand un jeune fait une crise, ça montre aux autres : ‘‘C’est ça que je fais aux autres quand c’est moi qui me décompose’’. Tu réalises beaucoup de choses par les autres», fait valoir le directeur. Car ici, «tout le monde a quelque chose à travailler».

«La vie de groupe aide. À force d’être ensemble, ils savent quelles sont les difficultés des autres et ils s’entraident beaucoup», observe Lorie Couture-Côté, qui, avec ses collègues intervenants, mise sur la force du groupe.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, qui a forcé les adolescents à rester à la maison, loin de leurs amis, et les écoles ainsi que les lieux de loisir à rester porte close, ce refuge qu’est L’ADOberge arrive au bon moment pour Aryane et ceux qui y sont hébergés.

«Il y a beaucoup de jeunes dont les besoins ont augmenté. Dans certaines familles, ça a explosé», indique l’intervenante. Même si le confinement a temporairement fait baisser le nombre de demandes, beaucoup d’adolescents se sont retrouvés sans ressources à leurs côtés.

«Ici à l’Ado, il y a certains jeunes dont je suis plus proche et je peux leur parler. C’est comme mes amis ou ma famille. C’est le fun d’avoir du monde qui m’écoute quand j’en ai besoin, confie Aryane. Ceux qui n’ont personne à qui parler et avec qui s’amuser, c’est plate. Et, je suis triste pour eux.»

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