Sur la première photo : Maggie Tremblay et Mathieu Fontaine sont les propriétaires de la ferme Les Jardins du futur simple. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Depuis quelques années déjà, les paniers d’aliments locaux, que ce soit fruits, légumes, viandes ou produits laitiers, sont en vogue et permettent aux agriculteurs de s’assurer d’un revenu stable. La plupart d’entre eux garantissent fraîcheur et aliments certifiés biologiques. Derrière ce modèle se cache une façon différente de vivre et de voir les choses.

«Depuis que je suis tout petit, je veux être un agriculteur, même si je ne viens pas du tout de ce milieu-là», lance d’emblée Mathieu Fontaine, copropriétaire avec sa conjointe, Maggie Tremblay, de la ferme Les Jardins du futur simple située à Saint-Vallier, ayant un point de livraison à Saint-Nicolas ainsi qu’à Lévis, dans l’arrondissement Desjardins.

Ces deux agriculteurs originaires de Pintendre ont décidé de changer leur vie lorsqu’ils ont commencé à bâtir une famille. «Depuis des années, on s’intéressait au mode de vie agricole. À un moment donné, on s’est dit que c’était maintenant ou jamais. On a fait le grand saut», partage Maggie Tremblay. Ensemble, ils ont acheté une terre d’un hectare et cultivent des légumes biologiques. 

Des paniers qui permettent une rentrée d’argent

 «Le principe des paniers, c’est que les membres payent d’avance. Ce n’est pas que charmant, mais nécessaire pour nous, parce qu’on avait peu de moyens quand on a débuté. On avait 21 paniers la première année (2016), 48 la deuxième (2017), 106 l’année dernière (2018) et cette année, tout près de 200. L’engouement est là, c’est parti de Montréal, ça s’en vient vers l’est. En ce moment, on est en plein dedans», expliquent les maraîchers de Saint-Vallier.

De son côté, la coopérative La Mauve a poussé le concept à un autre niveau. Cette dernière fait affaire avec plusieurs fermes de la région afin de rassembler une large gamme de produits qu’elle peut redistribuer via ce même concept de paniers. Elle compte à ce jour, 23 maraîchers certifiés biologiques, 12 éleveurs de viandes avec un cahier de charges strictes et certains transformateurs d’aliments de la région de Bellechasse.

«L’idée vient des producteurs qui voulaient s’unir pour offrir plus de produits aux abonnés. Le but premier, c’est d’être bio et local, mais aussi que ce soit le circuit le plus court possible. Les producteurs locaux viennent chez nous et nous, nous allons vers les abonnés qui se situent majoritairement à Lévis et Québec. Notre philosophie là-dedans, c’est de rassembler le plus de monde possible pour offrir le plus grand choix», assure Carolyne Hamel, directrice générale de La Mauve.

De son côté, la ferme laitière Phylum, située à Saint-Nicolas, lancera en septembre prochain un concept unique au Québec inspiré de la formule des paniers.

«Depuis 2015, il y a une baisse énorme du prix du lait. Il y a une flambée du prix des intrants pour le marché de l’alimentation. Nos coûts de production ont explosé, mais pas nos entrées. On se retrouvait devant un choix, soit on arrêtait la production ou on innovait», ajoute Patrick Soucy, copropriétaire de la Ferme Phylum. Ces derniers proposeront des paniers de produits laitiers qu’ils auront eux-mêmes transformés à leur usine. 

Une envie de faire découvrir

 La Mauve, Les Jardins du futur simple et la Ferme Phylum s’entendent tous sur le fait que les aliments qu’ils produisent ne peuvent pas se comparer aux produits vendus dans les magasins grande surface étant donné la fraîcheur de ces derniers. 

«Les gens qui adhèrent à cette philosophie aident une famille, mais les produits sont réellement meilleurs au goût. C’est surtout ça qui attire les gens», avance la représentante de La Mauve.

«En produisant nous-même notre lait, nos produits sont certifiés clean label, donc ils sont le moins dégradés possible lors de la transformation. C’est l’envie de faire découvrir des produits frais et naturels. Le goût est bien meilleur et les gens nous le disent», ajoute Patrick Soucy.

«Le créneau dans lequel on est, c’est une fraîcheur absolue. Certains légumes qu’on va livrer aujourd’hui ont été cueillis ce matin. La qualité et le goût prônent. En épicerie, on n’a plus accès à ce qu’on met en terre ici. Les enfants de nos membres ont hâte de manger des légumes!», conclut Mathieu Fontaine.

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