Le Lévisien Yannick Nguepdjop (sur la photo) et le Longueuillois Gaëtan Etoga veulent faire une différence dans la société avec leur entreprise Ymma Canada. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Le Longueuillois Gaëtan Etoga et le Lévisien Yannick Nguepdjop se sont lancés en affaires en décembre dernier alors qu’ils ont fondé Ymma Canada, une entreprise qui produit des jouets à l’image des gens issus de la diversité culturelle. Les deux entrepreneurs souhaitent offrir bien plus que des poupées à la société.

Les deux amis originaires du Cameroun parlaient depuis quelque temps d’offrir des jouets plus diversifiés aux enfants.à

«C’est parti d’une idée qui provient d’un constat. On s’est rendus compte qu’il y avait un manque de diversité flagrant dans l’industrie des jouets, notamment pour les poupées. Pour nous, c’est un problème parce que nous sommes issus de la diversité et les enfants qui sont issus de la diversité ont besoin de se reconnaître dans leurs jouets», partage M. Etoga.

Les deux entrepreneurs ont mis sur pied Ymma Canada et déjà, la demande est au rendez-vous. «Il y a vraiment un engouement et pas seulement chez les gens issus de la diversité. Les demandes viennent de toute part. Plusieurs nous écrivent pour nous dire que notre approche est la bonne et qu’il y a un manque réel à ce niveau-là», ajoute le Longueuillois.

Une réponse à un besoin

 La problématique du manque de représentation dans l’industrie des jouets est connue et adressée depuis plusieurs années déjà, mais Ymma Canada mettra la main à la pâte pour la régler et répondre à ce besoin.

«Je ne sais pas pourquoi cette problématique n’avance pas après toutes ces années à en parler. On peut penser que plusieurs se disent que d’autres le feront. Nous sommes ceux qui décident de prendre les choses en main. Notre objectif n’est pas que de vendre des poupées, c’est d’avoir un impact sur la société», mentionne Yannick Nguepdjop.

Les deux entrepreneurs se désolent de voir les problèmes d’estime de soi que plusieurs enfants issus de la diversité développent dès le jeune âge.

«C’est déchirant qu’on en soit arrivé à ce point-là où des enfants noirs, par exemple, se trouvent moches, qu’ils n’aiment pas leur nez, leurs cheveux ou leur peau. C’est ça qu’on aimerait changer via nos jouets, qu’on puisse leur dire qu’ils sont beaux tels qu’ils sont», souligne Gaëtan Etoga.

Ymma Canada ne réserve pas ses poupées uniquement aux enfants issus de la diversité, l’entreprise croit que si tous les enfants jouent et se familiarisent avec leur produit, ces derniers seront plus ouverts en vieillissant à la diversité, un autre cheval de bataille de l’entreprise.

Une histoire derrière ces poupées

Pour Gaëtan et Yannick, c’était le moment opportun pour concrétiser l’idée d’Ymma Canada en raison de tous les événements qui se sont déroulés depuis le printemps dernier autour de la diversité culturelle.

En plus de leurs poupées, les deux amis veulent avoir un impact dans les communautés et offrir un récit issu de leurs racines.

«On propose une histoire, nos vêtements pour les poupées sont faits au Cameroun, notre pays natal, et nos tissus sont achetés là-bas également. À travers tout ça, on essaie d’avoir un impact économique dans les communautés parce qu’on sait qu’en Afrique ce n’est pas toujours évident. Il y a toute une histoire et une culture en arrière de nos produits», expliquent Gaëtan et Yannick. Ils ajoutent que les emballages de leurs produits sont faits au Québec.

Avoir une offre abordable est également un aspect clé pour Ymma Canada.

«L’accessibilité du produit pour le consommateur est très importante pour nous parce qu’on a constaté que le peu de produits offerts sur le marché est très dispendieux», déplore le Lévisien.

Pour le moment, Ymma Canada propose trois modèles de poupées et huit produits dans sa gamme de vêtements. L’entreprise vend ses produits en ligne et a des points de retrait à Lévis ainsi qu’à Longueuil pour ceux qui préfèrent venir chercher leurs achats en personne.

«Notre objectif avec Ymma Canada, c’est d’avoir le plus grand impact possible sur la société», concluent-ils.

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