Une équipe de chercheurs dirigée par Lily Lessard, professeure en sciences infirmières à l’UQAR campus Lévis, fait partie de l’un des dix projets subventionnés par Santé Canada.

En partenariat avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches ainsi que le Centre de recherche du CISSS de Chaudière-Appalaches, le campus de Lévis de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a reçu une subvention de 300 000 $ de Santé Canada afin de réaliser un projet de recherche sur les impacts des événements climatiques extrêmes sur la santé mentale et le bien-être.

Lily Lessard, professeure en sciences infirmières au campus de Lévis de l’UQAR, dirigera la recherche qui s’étalera sur un horizon de trois ans. La recherche se concentre sur les impacts psychologiques que les inondations et les vagues de chaleur extrême peuvent avoir sur une communauté.

«On s’intéresse aux impacts au moment des événements, mais aussi après ceux-ci. On cherche une façon de les prévenir», explique Lily Lessard.

Au bout du compte, les chercheurs souhaiteraient développer un plan d’action pour la région de la Chaudière-Appalaches qui sera au cœur de la recherche.

«L’objectif, c’est de créer un meilleur arrimage entre la communauté, la mobilisation, les services qui sont offerts et comment on peut se préparer puisque ces phénomènes naturels risquent de s’accroître en intensité et en quantité dans le futur dans un contexte de changements climatiques», ajoute la chercheure du campus de Lévis.

Selon les chercheurs du projet, les inondations sur le territoire au printemps dernier sont un «malheureux» exemple du défi et des impacts qu’une telle catastrophe peut engendrer auprès d’une communauté.

«Après ce genre d’événements, au niveau de la santé mentale, on a une deuxième vague qui vient frapper. C’est là qu’on peut être à risque de dépression, de stress post-traumatique et d’anxiété», souligne Mme Lessard. La recherche servira à créer un «filet de sécurité pour les communautés» dans le futur.

Chaudière-Appalaches, un territoire à risque

 Le territoire de la Chaudière-Appalaches est historiquement connu pour ses fréquentes inondations, un peu moins pour ses vagues de chaleur extrême, mais ce phénomène pourrait devenir de plus en plus fréquent, selon les chercheurs.

«C’est intéressant d’avoir l’opportunité d’étudier un territoire précis, on peut vraiment affiner les échelles d’analyse et la diversité. D’y ajouter l’aspect de la santé mentale est un nouveau défi intéressant», exprime Nathalie Barrette, cochercheure de l’Université Laval pour le projet et climatologue de formation.

Selon Mme Barrette, malgré l’échantillonnage local, la recherche pourrait rayonner à travers le Canada. Ainsi, d’autres régions ou provinces pourront utiliser cette étude pour adapter leur «assiette de services» en cas d’inondations et de vagues de chaleur extrême.

Afin de donner un aspect plus large au projet, le CISSS du Bas-Saint-Laurent s’est affilié au projet. Celui-ci permettra d’amener les chercheurs à se pencher sur des phénomènes et des réalités qui sont moins familiers à la Chaudière-Appalaches.

Une recherche qui se démarque

Cette recherche est l’un des dix projets choisis par Santé Canada à travers le pays. De plus, elle est la seule concernant la santé mentale. C’est pourquoi les chercheurs croient que c’est une opportunité d’offrir des solutions à la région de la Chaudière-Appalaches, mais aussi de les offrir au Québec et même au Canada.

Cette subvention de 300 000 $ accordée par Santé Canada permettra l’embauche de chercheurs et de professionnels dans le domaine, «des professionnels de qualité», assure Mme Barrette.

Au cours des trois prochaines années, les chercheurs du projet n’écartent pas l’idée de sonder les citoyens du territoire pour les inviter à participer au projet en partageant leurs expériences en ce qui concerne les événements climatiques extrêmes qu’ils auraient pu vivre en Chaudière-Appalaches.

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