Plusieurs résidents de la rue Marie-Antoinette côtoient depuis des années cette propriété. CRÉDIT : ÉRICK DESCHÊNES

Havre de paix dans le quartier Pintendre, la rue Marie-Antoinette est pour certains de ses résidents un cauchemar éveillé depuis quelques années. En effet, un habitant de cette rue n’entretient pas sa propriété, provoquant plusieurs désagréments chez ses voisins.

«Avant l’arrivée du propriétaire actuel du 636, c’était impeccable. Ça fait sept ans que nous implorons la Ville d’agir, (mais rien n’est fait). Notre maison perd de la valeur, mais nos taxes ne baissent pas. Les passants croient qu’il n’y a personne qui vit là. […] C’est atroce. Ce qu’il fait dans sa maison, nous nous en foutons, mais l’extérieur, c’est dégueulasse», ont d’emblée déploré Jacques Nadeau et Claire Dufresne, un couple qui réside sur la rue Marie-Antoinette depuis 1990.

Selon eux, si l’homme qui est propriétaire du 636 rue Marie-Antoinette depuis 2006 entretenait «minimalement» son terrain lors des premières années suivant son arrivée, la situation se détériore depuis environ sept ans. 

Gazon pas coupé atteignant jusqu’à deux pieds de hauteur, arbres poussant sauvagement à plusieurs endroits sur le terrain, voitures laissées à l’abandon dans l’entrée de la propriété et impressionnants bancs de neige qui devraient être pelletés peuvent notamment être vus par les voisins du propriétaire du 636 et les passants. Lors d’un passage sur les lieux le 18 juin, le Journal de Lévis a pu constater plusieurs de ces observations (sur la photo).

En plus de ces désagréments visuels, le manque d’entretien amène des visiteurs indésirables sur certaines propriétés de la rue Marie-Antoinette selon Jacques Nadeau. Ce printemps, il a découvert des souris et des rats sur sa propriété qui jouxte le lac Baie-d’Or.

Action demandée

Pour ajouter de l’huile sur le feu de leur colère, le problème perdure malgré que des citoyens du secteur déposent des plaintes à la Ville de Lévis depuis sept ans. Si des pompiers ainsi que des policiers ont effectué différentes interventions sur les lieux, que la direction de l’urbanisme de la municipalité a ouvert un dossier et que des conseillers municipaux ont été interpellés, le 636 rue Marie-Antoinette a toujours ses allures de brousse.

«Tout le monde des alentours entretient adéquatement son terrain (et nous aimerions que ce soit le cas également pour cette propriété). Malheureusement, la responsable du dossier à la direction de l’urbanisme est tombée en congé de maladie et on nous a dit que ça allait prendre un mois la remplacer. On nous a dit que le processus est en cours, qu’il a reçu des amendes. (Mais rien ne change)», ont ajouté M. Nadeau et Mme Dufresne.

Cas complexe

Du côté de la Ville de Lévis, on assure faire tout ce qui est possible pour résoudre le problème, mais la situation est «complexe».

«Ça fait plusieurs années que nous travaillons sur ce dossier. Plusieurs interventions ont été faites par la Ville, des interventions ciblées avec des acteurs municipaux et du monde de la santé. Ici, on parle d’un problème de santé. Chaque intervenant fait son bout. Chaque fois qu’un citoyen fait une plainte, la Ville réagit. La quiétude du voisinage est importante pour nous. Également, la santé et la sécurité du propriétaire du 636 Marie-Antoinette sont au cœur de nos interventions. Depuis plusieurs années, la Ville prend tous les moyens à sa disposition pour résoudre le problème. En résumé, c’est un cas complexe qui prend du temps», a expliqué Nicole Rodrigue, porte-parole de la Ville de Lévis.

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