Chantal Bérubé désire être un modèle pour les jeunes femmes.

Unité militaire établie à Lévis, le 6e Régiment d’artillerie de campagne (6e RAC) célèbre cette année ses 120 ans d’existence. Pour souligner ce cap, le Journal vous propose une série d’articles sur le 6e RAC. Nous poursuivons cette semaine notre exercice avec un portrait de la commandante de l’unité, Chantal Bérubé.

Chantal Bérubé vit une histoire d’amour avec le 6e RAC, et ce, depuis bien longtemps. Lorsqu’elle a amorcé sa carrière dans la réserve des Forces armées canadienne, c’est avec cette unité qu’elle s’est engagée en 1999. Elle a eu la chance de suivre son cours d’officier et elle a rejoint l’armée régulière afin de participer à des opérations en ex-Yougoslavie et en Afghanistan.

Toutefois, en 2007, Chantal Bérubé a changé d’unité puisque son conjoint, un membre de l’armée régulière, a été muté à Gagetown, au Nouveau-Brunswick. Dans le 3th Field Regiment, une autre unité d’artillerie de réserve, elle a pu poursuivre son ascension au sein de la hiérarchie.

Elle a par la suite œuvré au sein d’autres unités de réserve, son conjoint étant notamment muté en Ontario. Puis, en 2015, la famille de Chantal Bérubé a pu revenir dans la région.

C’est finalement cette année qu’elle a été promue lieutenant-colonel et qu’elle a obtenu le commandement du 6e RAC. Avec cette nomination, Chantal Bérubé est devenue la première femme à commander un régiment d’artillerie au Canada.

«Même si je n’aspirais pas à cela lorsque j’ai rejoint la réserve, c’est une grande fierté pour moi. Quand on me l’a offert, j’ai sauté sur l’occasion puisque mon cœur est au 6e RAC et y est toujours resté, même si j’ai changé d’unité. Je ne pouvais pas demander mieux. Également, j’espère être un modèle pour les plus jeunes femmes et les inspirer à s’engager dans une carrière non traditionnellement féminine», se remémore encore avec fierté Mme Bérubé.

La propriétaire de «l’entreprise 6e RAC»

Grâce à la grande aide des autres membres de sa famille, Chantal Bérubé dirige depuis quatre ans le 6e RAC, une unité qui compte 122 membres actifs. Mais dans le concret, quel est le rôle de Chantal Bérubé au sein du régiment?

«Je ressemble au propriétaire d’une entreprise. Je ne suis pas obligée d’être présente tout le temps puisque j’ai des gestionnaires qui sont sur le terrain en tout temps. J’ai un emploi à temps plein cinq jours par semaine. Au régiment, j’ai des tâches de commandement, je donne les grandes lignes à suivre à l’unité, mais j’ai aussi des tâches administratives et de la représentation à faire au sein des Forces armées canadiennes et d’autres organisations», explique le lieutenant-colonel.

D’ailleurs, Chantal Bérubé espère continuer d’occuper ce rôle encore longtemps. «Ce qui me permet de rester dans la réserve après 20 ans, c’est le plaisir. J’ai du plaisir. Quand on me demande c’est quoi mon loisir, je réponds que c’est la réserve. La réserve me permet de me dépasser, d’être dans un environnement imprévisible. Ça fait quatre ans que je commande le 6e RAC et il n’y a pas une journée qui se ressemble. Je peux y faire des choses que je ne ferais pas ailleurs, comme aller dans des pays où je ne serais jamais allée sinon ou acquérir des compétences de gestion», conclut-t-elle.

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