Jusqu’au 30 août, le musée est ouvert du jeudi au dimanche, de 10h à 16h.

Le musée Le Régiment de la Chaudière existe depuis 1967 et est situé à même le Manège militaire de Lévis qui abrite toujours l’Armée canadienne. S’il n’y avait à l’époque qu’une toute petite salle muséale, une première campagne de financement a mené à l’inauguration, en 2017, d’une exposition permanente ouverte au public. En deuxième phase de modernisation, ce ne sont pas les projets qui manquent pour mettre en valeur l’institution.

«Depuis que je suis devenu directeur en 2007, j’ai eu l’idée de faire des expositions temporaires, parce que j’ai réalisé que les gens ne connaissaient pas tellement l’histoire du Régiment et des anciens combattants qui ont pris part aux missions militaires», explique Éric Marmen, toujours à la tête du musée du Régiment de la Chaudière. 

C’est ainsi qu’il a conçu, dans une volonté de préserver la mémoire collective, l’exposition Citoyen-soldat, qui raconte le parcours du milicien d’hier à aujourd’hui. Il y aborde à travers toutes les périodes marquantes, du régime français en Nouvelle-France à ce jour, l’implication de citoyens dans la vie militaire au sein de l’une des plus anciennes unités canadiennes et de celles qui ont contribué à sa formation. 

Outre le fait que l’aspect de Citoyen-soldat se distingue des autres musées militaires canadiens, M. Marmen affirme qu’il était important de s’y attarder, puisque ce sont avant tout ces volontaires qui ont constitué le Régiment de la Chaudière. «Tous les membres du Chaudière ayant participé au débarquement de Normandie étaient des volontaires qui ont choisi de prendre les armes pour défendre leur communauté ici et à l’étranger», précise-t-il. 

Illustrer et enseigner

L’exposition Citoyen-soldat est donc le fruit d’une campagne de financement qui avait permis de récolter 750 000 $. Grâce à cette somme, des uniformes ont pu être reconstitués par des spécialistes, une moto datant de la Seconde Guerre mondiale (1942) a été restaurée et on s’est prémunis d’artéfacts «pour la plupart uniques et authentiques» de toutes les époques. Des comédiens racontent aussi, par le biais de capsules vidéo, des faits historiques basés sur des témoignages.
«Beaucoup d’objets rares nous ont été légués par les familles des combattants pour ajouter au côté révélateur du musée», ajoute le directeur, fier de posséder une collection aussi exhaustive.

La Deuxième Guerre mondiale, qui occupe une place prépondérante dans le musée, a d’ailleurs été significative pour le Régiment de la Chaudière, étant l’unité alliée à avoir participé au plus grand nombre de missions. «Il s’agit d’une unité francophone, donc plusieurs se sont enrôlés pour libérer leurs ancêtres», illustre-t-il.

Toujours d’actualité

Même si l’année 2019 marque le 150e anniversaire du Régiment de la Chaudière, Éric Marmen continue de militer pour que la vie régimentaire soit préservée dans les esprits. Ainsi, la seconde phase de redéploiement du musée a été dévoilée en 2018. Cette dernière coïncide avec la fin prévue de la campagne de financement lancée en avril dernier, avec Claude Legault comme porte-parole. Destinée à supporter l’institution dans ses activités, elle devrait prendre fin en juin 2021. 
Elle comprend notamment l’installation d’une entrée relocalisée dans la tourelle de la rue Saint-Antoine et de l’aménagement de nouvelles salles d’interprétation et de recueillement. Une salle des honneurs fera aussi partie de l’agrandissement, où des médailles souvenir et des distinctions seront affichées. On estime que le tout devrait nécessiter des investissements de l’ordre de 500 000 $. 

Jusqu’au 30 août, le musée est ouvert du jeudi au dimanche, de 10h à 16h. À partir de septembre, il sera également possible de le visiter, sur réservation seulement. 

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