De nouvelles procédures de transport ont été mises en place pour les PALS. CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

Les parents des élèves aux Programmes arts-langues-sports (PALS) de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) des secteurs Lauzon, Saint-David, Saint-Romuald et Breakeyville, ont appris, trois semaines avant la rentrée, qu’à partir de cette année, le transport scolaire adapté aux élèves qui traînent leur bagage hors norme, comme l'équipement sportif, ira chercher leur enfant à un point de chute plutôt qu’au coin de la rue près de chez eux. Certains parents déplorent qu’ils aient été informés dans des délais trop brefs et craignent pour la sécurité de leurs enfants.

Dans les secteurs plus éloignés de l’École secondaire Pointe-Lévy, seule école secondaire de la région qui offre les PALS à ses élèves, les points de chute pour le transport scolaire des élèves qui traînent leur équipement sportif sont un concept bien connu. Les élèves de ces programmes montent à bord d’autobus munis de valises sous le véhicule pour ranger leurs équipements sportifs. C’est pourquoi ce genre de transport nécessite une organisation plus stricte.

Les nouveaux points de chute prévus par la CSDN se situent en moyenne à un peu plus d’un kilomètre de la demeure des élèves comparés à quelques instants de marche par le passé. Sylvain Gagnon, père de deux élèves inscrits aux PALS, croit que cette nouvelle façon de faire compromet la sécurité de ses enfants.

«On a un problème parce qu’un stationnement de dépanneur ou de pharmacie n’est pas plus sécuritaire qu’une rue résidentielle, explique-t-il. Tant que les enfants ne sont pas dans l’autobus, c’est notre responsabilité qu’ils soient en sécurité. Avant, je pouvais quasiment voir l’arrêt de ma résidence. Ce n’est pas vrai que cette année, je vais laisser mon enfant dans un stationnement de dépanneur et partir au travail l’esprit tranquille.»

À la dernière minute

«Le point majeur est qu’on l’a appris trois semaines avant la rentrée. Si on l’avait su avant, on aurait peut-être eu l’opportunité de trouver une solution», déplore M. Gagnon. Ce dernier affirme que les parents auraient pu organiser leur horaire en fonction de cette nouvelle façon de faire, s’ils l’avaient su quelques mois auparavant plutôt que le 9 août dernier par courriel.

De plus, celui qui a déjà rallié plusieurs parents à sa cause avance que les parents voudraient s’impliquer auprès de la CSDN lorsque ce genre de situation est exposé. «S’il y a des changements à faire ou des difficultés, nous aimerions participer à la discussion. On a évoqué plusieurs pistes de solutions entre nous, on le sait bien que la CSDN doit jongler avec plusieurs problématiques», assure-t-il.

Des pistes de solution

Plusieurs facteurs suscitent des inquiétudes pour les parents, selon M. Gagnon. «Si j’ai un imprévu ou simplement si je suis pris dans le trafic lors du retour et que je ne peux pas être là à l’heure, les enfants ne pourront pas rentrer seul à partir de l’endroit où ils ont été déposés et devront attendre dans un stationnement?», soulève le père de famille.

Parmi les solutions évoquées, on suggère qu’un parent responsable ou un élève responsable de cinquième secondaire supervise le groupe qui attend l’autobus et qui s’assure que personne n’est oublié. «On croit que la CSDN a de bonnes intentions, mais ils n’ont pas tenu compte de certains détails importants», justifie-t-il.

Une question de sécurité

De son côté, la CSDN explique ce court délai de communication par le casse-tête pour les services de transport provoqué par la décision du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, d’ajouter de 10 minutes par récréations. La CSDN assure qu’elle tentera d’avertir les parents plus rapidement dans le futur.

De plus, les PALS sont «victimes de leur succès».

«Cette année, les transporteurs doivent utiliser les coffres des deux côtés de l’autobus (avant, seulement les coffres du côté du trottoir étaient utilisés pour assurer la sécurité) puisque la clientèle des PALS a augmenté. C’est une question d’accroissement de la clientèle et de la sécurité routière qui ne le permet pas (d’ouvrir les coffres du côté de la rue)», explique Louise Boisvert, porte-parole de la CSDN. 

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