Sur la première photo : L’éducatrice spécialisée, Chantal Côté, et la secrétaire de l’école, Christine Tremblay, sont responsables de Padmé (2e photo), qui aide les élèves à être plus calmes et les réconforte par sa présence. CRÉDIT : AUDE MALARET

Les élèves de l’établissement d’enseignement primaire de Saint-Jean-Chrysostome accueillent dans leur classe depuis quelques semaines le chien Mira Padmé. Le compagnon poilu apporte une présence rassurante et apaisante aux jeunes.

À 18 mois, Padmé joue déjà un grand rôle auprès des écoliers de Taniata. Par sa présence, elle les aide à se sentir plus calme et leur apporte du réconfort. La jeune chienne Mira a fait sa rentrée à l’école l’automne passé aux côtés de la technicienne en éducation spécialisée (TES) Chantal Côté, qui a eu l’idée de ce projet accueilli avec enthousiasme par la direction et les parents.

«Le chien de réadaptation m’aide dans mon travail à faire cheminer les enfants et les apaiser dans différentes situations. C’est un privilège de pouvoir venir la flatter quand on a une belle semaine, explique-t-elle. Un élève de 5e année est venu la voir hier. Il est arrivé tout content avec son petit coupon.» 

Avec Christine Tremblay, secrétaire de l’école et marraine de Padmé, toutes deux se partagent la responsabilité de poursuivre l’éducation de la chienne et d’intervenir avec elle. Si Chantal s’occupe de Padmé à temps plein, y compris à la maison, la marraine est aussi habilitée à intervenir avec elle et peut prendre le relais en cas de besoin.

«Padmé est là pour les enfants d’abord, mais grâce à l’idée de madame Christine, on a introduit les moments câlin pour les membres du personnel», souligne l’éducatrice spécialisée.

Un soutien pendant les rencontres

Avec Padmé, Chantal intervient de différentes façons auprès des groupes ou des élèves individuellement. Lors d’une rencontre avec l’éducatrice, «l’enfant peut s’asseoir près de Padmé et la flatter pendant le temps où il me parle», illustre-t-elle. 

En classe, «j’enlève son harnais et je la laisse se balader à travers les bureaux des enfants. Quand il y en a un qui s’intéresse plus, elle s’installe aux pieds de l’enfant et se laisse flatter. Je lui donne des consignes, doux, assis, couche», raconte Chantal.

L’intervenante répond aussi aux suggestions des jeunes comme celle des élèves de 6e année en anglais intensif. «Pendant la période d’évaluation, ils ont demandé que je passe avec Padmé dans la semaine pour avoir quelques petits moments câlin», se réjouit l’éducatrice qui constate que petits comme grands se sont approprié le projet au sein de l’établissement. 

C’est grâce au soutien de la Fondation Maurice Tanguay que l’idée a vu le jour. L’organisme a décidé de prendre en charge le montant manquant pour couvrir les frais de 25 000 $ qui n’avaient pas pu être financés par les activités organisées par l’école.

Apprendre le langage du chien

Avant l’arrivée de Padmé à l’École de Taniata, ses deux responsables ont suivi une formation donnée par la Fondation Mira qui s’est aussi occupée de la socialisation et de l’entraînement de la jeune labernoise, issue d’un croisement entre le labrador et le bouvier bernois.

C’est donc après sept jours d’ateliers théoriques et pratiques avec leur nouveau compagnon à quatre pattes que Chantal et Christine ont pu rentrer avec Padmé et l’emmener avec elles à l’école. 

«On nous a appris le langage du chien. Il était déjà formé et entraîné. Mais les consignes, il les recevait de son entraîneur et lui obéissait. Il a fallu que le chien comprenne que son maître n’était plus l’entraîneur, mais bien Chantal et moi», partage la marraine de Padmé. La jeune chienne a été éduquée pour faire face à toutes les situations du quotidien comme accepter qu’une personne passe au-dessus d’elle quand elle est couchée ou ne pas manger une collation qui tomberait par terre.

Chantal et Christine sont les deux seules   à tenir Padmé en laisse et les autres personnes peuvent la toucher seulement quand elle n’a pas son harnais afin de préserver ses bonnes habitudes. Padmé prend le chemin de l’école chaque jour de classe.

Déjà, les effets se font sentir sur les jeunes. Quand Padmé vient, il faut que les élèves soient calmes pour ne pas l’exciter. «Juste ça, on sent que ça vient apaiser les enfants. Ils savent qu’ils ne peuvent pas faire trop de bruit, car sinon je ne peux pas aller les voir.» 

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