Céline Montesinos, directrice de Connexion Emploi, et une intervenante, Maude Neault-Boucher, aide les femmes à prendre leur place sur le marché du travail. CRÉDIT : AUDE MALARET

Pour la première année, l’organisme en employabilité lévisien Connexion Emploi intervient auprès des classes de 5e et 6e année de la Commission scolaire des Navigateurs (CSDN) afin de sensibiliser les jeunes aux stéréotypes qui persistent quand un élève, fille ou garçon, choisit le métier qu’elle ou il veut faire plus tard.

D’abord, un livre illustré expliquant les stéréotypes que subissent les hommes et les femmes a été distribué à des élèves des écoles de la CSDN dans le cadre du projet Regarde! Tu as le choix, lancé en 2019.

À travers l’histoire de jeunes qui se retrouvent en forêt lors d’une sortie scolaire, l’ouvrage montre que chacun des membres de l’équipe peut jouer son propre rôle dans le groupe en fonction des ses qualités et de ses connaissances, plutôt que le genre féminin ou masculin. 

C’est pour faire connaître et contrer les stéréotypes de genre qu’Opération lapin chaupe a été réalisé par Connexion Emploi ressource femme, situé à Lévis, et le Réseau des groupes de femmes Chaudière-Appalaches.

Dans la seconde phase du projet, qui se déroule présentement, les intervenantes de l’organisme lévisien rencontrent les jeunes afin d’aborder ces questions en classe. Ces ateliers s’incrivent dans la continuité de la mission portée par Connexion Emploi ressource femme d’accompagner les femmes sur le marché du travail, plus particulièrement quand elles se dirigent vers des métiers dits «non traditionnels» (lire encadré)

«Un métier, ça ne devrait pas avoir de sexe, ça devrait d’abord partir des intérêts», souligne Céline Montesinos, directrice de Connexion Emploi ressource femme. «On veut que les jeunes puissent trouver leurs forces et leurs intérêts sans avoir de barrière face à certaines professions. Il n’y a pas de métier de fille, pas de métier de garçon. Les métiers, c’est pour tout le monde», poursuit-elle.

Parce qu’il existe encore des croyances et des idées sur ce qu’une femme ou un homme aime faire, peut faire ou doit faire, l’organismes s’est donné pour mission d’expliquer comment on associe un comportement et un rôle déterminé à l’identité d’une personne et pourquoi il s’agit d’un stéréotype.

Des stéréotypes encore bien vivants 

 «Les stéréotypes sont encore très vivants. On dit qu’il ne faut pas avoir de préjugés. Mais dans les faits, quand un enfant dit qu’il veut être danseur de ballet, on se demande comment les autres vont le percevoir. Les craintes viennent de cette perception que les gens vont avoir du choix du jeune. Comment va-t-il être capable de faire face à son choix devant ses amis?» 

Ces préjugés peuvent alors représenter un frein lorsqu’une femme ou un homme choisit de s’orienter vers une profession qui sort des sentiers battus et ne colle pas au rôle prédéfini que la société continue de leur attribuer, sans être autrement justifié que par un processus de construction sociale. C’est donc pour rappeler que le choix d’un métier se fait en fonction des goûts de chacun que ce programme de sensibilisation a été mis sur pied. Des modèles de femmes et d’hommes travaillant dans des domaines variés sont aussi présentés aux jeunes, afin de leur donner envie de suivre des chemins moins fréquentés.

«Comme on n’a pas présenté ces possibilités à la jeune fille ni montré que ces perspectivessont intéressantes pour elle, elle n’aura pas pensé à les explorer, observe Céline Montesinos. On défait les préjugés, quand les jeunes filles se rendent compte qu’elles aiment toutes sortes activités et qu’elles sont capables de les faire.» 

Accompagner les femmes

Connexion Emploi ressource femme accompagne les femmes afin de leur faire connaître l’éventail des possibilités de carrière qui s’offrent à elles dans la région. 

Les intervenantes répondent aux besoins des femmes qui souhaitent se diriger vers un emploi ou changer d’orientation professionnelle. «On apporte un support face aux problématiques qu’une femme peut rencontrer lors de sa formation ou en entreprise», explique Céline Montesinos qui précise que des outils existent pour faire face aux préjugés et commentaires dans le milieu de l’étudiante ou la travailleuse. 

 «En Chaudière-Appalaches, il y a très peu de métiers d’avenir qui sont traditionnellement féminins. La création d’emploi se fait dans ces emplois qui sont des choix gagnants au niveau financier pour les femmes et offrent de bonnes conditions de travail. De plus, la force physique n’est plus un enjeu», rappelle Céline Montesinos, qui souligne que «c’est un temps très opportun pour les femmes de percer, car il y a une forte demande des employeurs». (A.M.)

Les femmes sur le marché du travail en chiffres

- 57 % des travailleuses se concentrent dans 10 professions sur les 520 répertoriées dans la Classification nationale des professions (CNP).

- Des 168 programmes de la formation professionnelle, 112 sont considérés comme non traditionnels pour les filles.

- 19 % des femmes travaillent dans les emplois à prédominance masculine.Source : Un avenir, une carrière, un emploi... À mon image, Accès-Travail-Femmes 

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