Le GIRAM estime qu’il n’était pas nécessaire que le promoteur derrière le Domaine du Saint-Laurent déboise entièrement le cap Saint-Claude. CRÉDIT : COURTOISIE - GIRAM

Le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) a fait une sortie, le 15 juillet, pour dénoncer le déboisement mené par le promoteur dans le cadre du projet immobilier Domaine du Saint-Laurent. L’organisme régional estime que ce dernier a tout simplement fait «décaper» le cap Saint-Claude, où se trouvent les vestiges du fort de Beaumont, cité comme lieu patrimonial par la Municipalité de Beaumont en 2016.

«Dans la dernière semaine de juin, le terrain fut déboisé totalement —Il ne s’agit pas ici d’une coupe sélective, mais d’un véritable saccage environnemental — puis, on a nivelé le tout avec de la machinerie lourde, et cela, jusqu’au bord de la falaise», a d’emblée dénoncé le GIRAM.

L’organisme a par la suite partagé son incompréhension face à cette «coupe à blanc». Si le GIRAM comprend que du déboisement doit être effectué pour créer un nouveau quartier résidentiel, il argue que le promoteur aurait pu opter pour un déboisement sélectif pour les zones où se retrouveront les cours arrières des futures maisons.

«Un tel saccage à l’heure des changements climatiques nous paraît incompréhensible et inadmissible, si ce n’est pour enrichir les développeurs en leur permettant de vendre leurs terrains avec une plus-value importante pour la vue sur le fleuve au détriment de l’esthétique et de l’environnement», a renchéri le GIRAM dans son communiqué de presse.

Du même souffle, l’organisme a accusé la Municipalité de Beaumont d’avoir fait preuve de «complaisance» pour avoir autorisé «une telle destruction en milieu naturel fragile».

«La municipalité a autorisé les travaux en se basant sur un récent rapport sur la solidité de la falaise produit pour le promoteur. Selon des informations récentes obtenues à la Municipalité, ‘‘dans le projet d’aménagement du promoteur un enrochement de plus ou moins trois mètres derrière la crête de la falaise sera réalisé pour niveler les terrains en terrasse. Par la suite, une clôture au sommet de cet enrochement sera aussi exigée’’. En autorisant cela, la municipalité devenait complice du ‘‘scalpage’’ du cap Saint-Claude. De plus, dans le secteur mis à nu, les exigences de reboisement de la municipalité sont totalement ridicules. Selon le règlement de zonage 737, sur un terrain construit et pour tout bâtiment résidentiel pour lequel est octroyé un permis de construction, on doit planter minimalement deux arbres dans la cour avant, trois dans la cour arrière et un dans la cour latérale», a critiqué le GIRAM.

Actions demandées

Par son intervention, l’organisme basé à Lévis a voulu démontrer «que le déboisement à la machinerie lourde dans une zone historique, esthétique et fragile aux abords du Saint-Laurent ne devrait plus être toléré aujourd’hui».

Le GIRAM a également profité de sa sortie pour demander à la MRC de Bellechasse et la Municipalité de Beaumont d’adopter rapidement un règlement ne permettant que des percées visuelles dans les secteurs boisés situés en bordure des falaises le long du fleuve Saint-Laurent.

Normes respectées

Pour sa part, le maire de Beaumont, David Christopher, a rétorqué que le projet avait été approuvé et qu’il ne devait pas être évalué par la Commission sur la protection du territoire agricole du Québec et que toutes les normes avaient été respectées.

«Le cap est composé de roc à 100 % (il n’y a donc pas de risque d’effritement majeur). Pour construire les maisons, le promoteur a malheureusement dû abattre les arbres, afin de respecter les différentes normes et marges exigées. On l’oublie également, mais lorsque le fort de Beaumont a ouvert en 1914, il n’y avait pas d’arbre dans ses environs afin de permettre aux canonniers d’effectuer leur travail. Beaumont a également une politique de l’arbre qui exige que tout propriétaire d’une nouvelle demeure plante des arbres quelques années après la construction du bâtiment», a ajouté M. Christopher.

De plus, le premier citoyen de Beaumont a rappelé que sa municipalité, qui ne dispose pas de grosses entreprises qui ont d’importants comptes de taxes, ne pouvait pas cracher sur la construction d’une trentaine de nouvelles résidences.

De son côté, le promoteur derrière le Domaine du Saint-Laurent, Simon Breton, a aussi répliqué au GIRAM en assurant que toutes les normes exigées avaient été respectées.

«Nous n’avons pas fait ce déboisement sur un coup de tête. J’ai commandé plusieurs tests ou analyses afin de m’assurer qu’il ne restait plus de munition et que la falaise était complètement composée de roc. J’ai obtenu toutes les permissions de la Municipalité et j’ai toujours respecté les normes municipales et environnementales. J’ai essayé de sauver des arbres dans le passé, mais particulièrement pour cette partie du développement, nous avons dû couper les arbres. On devra notamment dynamiter pour construire des rues et abaisser les pentes très élevées de certains terrains. Aussi, on va devoir construire des murs d’empierrement. On se doit de respecter les normes du bâtiment», a conclu M. Breton.

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