Quatre mois après son entrée en fonction, Marie-Josée Morency, directrice générale de la Chambre de commerce de Lévis, se sent chez elle. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Le 23 avril dernier, la Chambre de commerce de Lévis (CCL) annonçait l’embauche de sa nouvelle directrice générale, Marie-Josée Morency, une femme d’affaires qui a notamment rempli pareilles fonctions au sein de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord de 2010 à 2017. Maintenant qu’elle s’est acclimatée à son nouveau milieu de travail, voici une entrevue réalisée par le Journal (JDL) avec Mme Morency.

JDL : Comment définissez-vous votre rôle de directrice générale à la CCL?

 Marie-Josée Morency (MJM) : Mon rôle, c’est comme un chef d’orchestre. J’ai toujours dit qu’on s’entoure de plus forts que soi et je pense que c’est ma grande force. Il faut que mon équipe m’alimente. Je vais devoir trancher, oui, mais je me vois plus utiliser les forces de chacun pour faire ces choix. Naturellement, il faut que je regarde les rôles de chacun et voir comment on peut amener les gens encore plus loin.

JDL : Qu’elle est la mission de la CCL?

MJM : Ça a été créé pour le milieu par le milieu entrepreneurial. Mon rôle, c’est de représenter et défendre les entrepreneurs et les organisations membres et non membres. C’est aussi ça, la mission fondamentale de la CCL. Il faut aussi assurer la pérennité de l’organisation. Je veux que la chambre se rapproche encore plus de sa mission première. Quelques fois, on peut s’égarer surtout après 148 ans d’existence.

JDL : Qu’est-ce que vous voulez apporter à cette mission?

MJM : Ma couleur, tout simplement! L’ouverture, l’accessibilité et la simplicité. Ce que j’aime de la CCL, c’est qu’elle est accessible. Les gens viennent, se reconnaissent et c’est facile. Les entrepreneurs et la chambre dégagent quelque chose de vrai et ça me ressemble.

JDL : Pourquoi voulez-vous prendre part à cette mission?

MJM : L’entrepreneuriat, c’est ce qui a défini la femme que je suis. Je gère la chambre comme si c’était mon entreprise, parce que je crois que c’est important. Surtout que nous sommes dans le top dix des grandes chambres de commerce au Québec et que nous sommes parmi les fondatrices. J’ai toujours eu besoin de me doter d’une vision, c’est fondamental pour moi.

JDL : Comment percevez-vous la communauté entrepreneuriale lévisienne?

MJM : C’est une communauté dynamique. C’est en effervescence. Il y a encore beaucoup de choses à faire à Lévis. Il y a encore une grande place pour plusieurs joueurs sur le territoire. J’observais du côté de l’immigration. J’ai constaté que nous n’avons qu’à peine 1 % de la population qui est issu de l’immigration, on a encore du travail à faire, car nous avons besoin de ces gens-là! Lévis a une attractivité naturelle, c’est super intéressant. 

JDL : Quels sont les défis pour ces entrepreneurs?

MJM : On entend énormément parler de pénurie de main-d’œuvre. La Davie semble enfin commencer à avoir des débouchés après autant d’attente. C’est un beau virage qui s’amorce, il faut bien le faire et s’assurer d’y aller doucement. Je pense que le rôle d’une chambre de commerce, c’est de sensibiliser et bien suivre ce genre de dossier de près. Le troisième lien va évidemment répondre à un besoin de notre région. La Ville a un beau plan pour améliorer la fluidité routière. À date, ce qui est dit vient avec des actions. Je sens que les acteurs socio-économiques sont à l’écoute. Je crois énormément en la région, je l’ai adoptée. Je me sens déjà chez moi.

JDL : Qu’est-ce que vous souhaitez apporter à cette communauté?

MJM : Je veux être à l’écoute de celle-ci. Il faut que les entrepreneurs aient le réflexe de se servir de leur chambre de commerce. On l’a perdu au fil du temps. On rencontre les élus et les acteurs du milieu, donc il faut nous utiliser, car nous travaillons en amont.

JDL : À quoi peut-on s’attendre de la CCL avec vous à la barre?

MJM : Je pense qu’on va aller plus loin tout le monde ensemble. Je pense que la chambre va déjà très bien et que son conseil d’administration est dédié. On est en train d’évaluer comment avoir une gouvernance encore plus saine avec une équipe encore plus soudée. Si ces paliers-là sont solides, en plus de la confiance de nos membres, on ne peut qu’aller plus loin.

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