Pierre Nibart a cofondé OGarden qui commercialise des jardins circulaires pour l’intérieur. CRÉDIT : COURTOISIE

Une entreprise lévisienne fondée en 2016 a créé un jardin d’intérieur qui permet de faire pousser des légumes biologiques toute l’année, même dans le salon. Depuis, OGarden ne cesse de grandir.

Comment faire pour réduire l’impact environnemental de la production d’aliments, tout en permettant aux gens de manger plus santé? C’est la question que se posaient les deux entrepreneurs derrière OGarden, une entreprise installée à Lévis depuis trois ans.

«On voulait rendre les gens plus autonomes au niveau alimentaire», ajoute Pierre Nibart, cofondateur d’OGarden. 

Dans une roue munie d’un éclairage adapté pour amener les pousses à maturité et d’un système d’arrosage automatique à l’aide d’un réservoir d’eau qu’il suffit de remplir tous les dix jours, les plantes grandissent jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être récoltées. La croissance des semis démarre dans le meuble. Les légumes poussent dans du terreau biologique.

La forme de l’appareil «vient de la NASA qui avait développé un système circulaire pour l’espace. Mais elle a laissé tomber l’idée, car elle avait plusieurs problèmes techniques», explique Pierre Nibart.

Avec «un gros travail de recherche et développement et de tests», les créateurs remettent l’idée de l’agence spatiale à leur «sauce» et inventent finalement un nouvel appareil pour cultiver en intérieur. La roue permet d’avoir une seule lampe, qui éclaire toutes les plantes à 360 degrés, et d’optimiser l’espace.

«La version qu’on propose aujourd’hui, c’est la version 23. Il y a eu beaucoup d’essais-erreurs et de bricolage dans un garage pour trouver au final une manière de faire pousser les plantes», raconte-t-il. Les défis techniques à relever ont d’ailleurs été nombreux pour avoir une belle croissance des plantes et un appareil facile à utiliser.

90 légumes en même temps

«Au début, ça a commencé avec une espèce de réfrigérateur désossé avec des tuyaux partout. Il y avait beaucoup de défis, parce qu’on voulait arriver à un appareil très compact, économique en énergie et qui fasse une différence dans la production. On ne voulait pas juste deux ou trois légumes. Aujourd’hui, l’appareil peut contenir 90 légumes en même temps.» 

Enfin, les entrepreneurs s’attaquent au processus d’industrialisation afin de «passer du prototype à une invention qui fonctionne et peut être produite en centaines, voire en milliers d’exemplaires».

Pendant les deux premières années, l’entreprise fabrique les appareils «de manière plus artisanales, en découpant des morceaux de plastique et de bois dans sa petite usine». Jusqu’à ce que les entrepreneurs trouvent le financement nécessaire à la fabrication d’une vingtaine de moules différents pour produire les pièces sur mesure. 

Si la production des appareils n’est pas réalisée au Canada, «ce qu’on a vraiment essayé de garder local, ce sont les semis en pot : la terre, l’engrais et les semences sont biologiques», assure Pierre Nibart.

Deux campagnes de socio-financement ont permis de réunir les sous nécessaires au lancement et à la production des deux formats de jardin d’intérieur signés OGarden. «Ça permet de présenter son projet et de voir si le produit convient vraiment à ce que les gens veulent. Est-ce que ça plait et qu’il y a un potentiel, un marché?», note celui qui dirige maintenant l’entreprise.

Lors de la seconde campagne, 1 500 personnes ont participé et ont permis à l’entreprise de réunir plus d’un million de dollars. Le signe que le jardin d’intérieur s’inscrit «dans la tendance du moment» et qu’il y a «un intérêt très fort pour ce genre de produit».

L’entreprise reçoit des commandes de partout sur la planète. Jusqu’à 2 000 appareils par mois pourront être manufacturés au maximum de la capacité de production, qui se situait au printemps autour de 600. Avec une dizaine d’employés, OGarden investit dans la recherche et le développement et prépare de nouveaux produits et accessoires.

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