En 2019, le groupe de 110 généreuses tricoteuses du CABBLL a remis 2 542 tricots à 21 organismes de la région. CRÉDIT : ALEXANDRE BELLEMARE

Depuis 2001, un groupe de tricoteuses bénévoles se réunit tous les mardis au Centre d’action bénévole Bellechasse-Lévis-Lotbinière (CABBLL) dans le secteur Lauzon afin de remettre leurs tricots à 21 organismes du territoire de Lévis, Bellechasse et Lotbinière qui viennent en aide aux gens dans le besoin. Cependant, les 110 tricoteuses font face à un défi depuis trois hivers, les dons de laine se font rares et la demande ne cesse d’augmenter.

«Le projet a été créé par une de mes tantes qui avait un magasin de laine et qui souhaitait fermer boutique. Elle a fait appel à un groupe de tricoteuses pour passer son excédant de laine et ça a fait boule de laine, raconte Denise Marmet, représentante du groupe, en rigolant. Finalement, elle s’est retrouvée avec un groupe qui n’a cessé de grossir et ma sœur et moi avons repris le projet.»

Personne n’est forcé dans ce groupe à tricoter quoi que ce soit, les tricoteuses ne reçoivent pas de commandes, elles tricotent ce qui leur plaît. Que ce soient des tuques, des mitaines, des foulards, des pantoufles, des gilets, des couvertures ou plusieurs autres articles, tous fabriqués avec de la laine, elles trouvent toujours preneurs. En 2019, elles ont remis 2 542 de leurs confections aux gens dans le besoin. En 2018, elles ont tricoté 3 218 morceaux.

De même qu’en 2019, la Ville de Lévis leur a demandé quelques tricots afin de les vendre aux enchères pour amasser des fonds au profit de la campagne Centraide.

Une double mission

Pour ces femmes, ce projet est une façon «d’avoir un impact et une façon de se sentir utile à la société», mentionne Mme Marmet. De plus, l’activité permet de récupérer et réutiliser la laine ainsi que de venir en aide aux citoyens dans le besoin. Bien que certaines tricotent de la maison, bon nombre d’entre elles se présentent tous les mardis au CABBLL afin de créer ensemble. «Parmi les objectifs de ce groupe, on souhaite briser l’isolement. Donc, certaines vivent de l’isolement et ont l’opportunité de venir ici tricoter en groupe, une fois par semaine», partage la représentante du groupe.

Chaque année, le groupe organise un dîner de remerciement pour les tricoteuses et la plupart du temps un représentant d’un organisme vient offrir un témoignage de gratitude. Par moments, les tricoteuses reçoivent également quelques cartes de remerciements qui «font chaud au cœur».

Un besoin criant de matière première

 Comme la laine est fournie gratuitement à ces tricoteuses bénévoles et que les besoins ne cessent d’augmenter, les réserves de laine s’essoufflent depuis trois ans. «Souvent, ce sont des femmes qui quittent leur maison pour un logement plus petit et qui n’ont plus de place pour leur laine, donc elles nous l’apportent pour qu’on l’utilise», met en lumière Denise Marmet. 

Malgré ces généreux dons, les tricoteuses constatent un creux dans leur inventaire depuis le mois de décembre. Une pénurie qui peut durer quelques mois, avance la représentante du groupe. Toutes formes de dons sont les bienvenues pour les tricoteuses du CABBLL.

«On prend toute sorte de formats de laine. Quelques fois, on a de toutes petites boules de laine, on a certaines tricoteuses qui font de la magie avec ça quand plusieurs n’aiment pas trop ce format», ajoute Mme Marmet.

Afin de venir en aide, donner aux tricoteuses ou pour obtenir plus d’information, vous pouvez contacter le CABBLL au 418 838-4094.

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