Photo : Courtoisie

Figure de proue et copropriétaire du légendaire Bar La Barricade, Johanne Carrier nous a malheureusement quittés à l’âge de 63 ans, le 24 avril dernier. Personnage iconique du Vieux-Lévis, la dame de la mythique institution vieille de bientôt 50 ans située sur la côte du Passage laissera une empreinte indélébile dans le cœur de tous ceux qu’elle a croisés.

C’est au bord du lac Saint-Joseph que la femme originaire de Lévis est partie le matin du 24 avril après avoir tout fait pour repousser son grand départ.

«Pour Johanne, l’eau signifiait source de vie. C’était important pour elle», nous raconte son amoureux, Claude. C’est pourquoi elle a choisi de passer les derniers mois de sa vie au bord de «son lac» comme elle l’appelait affectueusement.

C’est à la fin de l’été de l’année 1999 que Johanne et Claude ont acquis le Bar La Barricade. Déjà bien implantée dans son milieu, l’institution du Vieux-Lévis a toujours été une grande source de fierté pour la Lévisienne.

«C’était une femme faite pour ce genre d’endroit. Une femme de party qui était capable de réunir les gens, met en lumière son conjoint. C’était l’amie et la confidente de tout le monde. Elle était facile d’approche.»

«Johanne avait trois grands ancrages : la famille, les amitiés et la Barricade. C’était ses trois grandes passions. Le bar n’a jamais été un travail pour elle, c’était une raison de vivre et de donner aux gens un endroit sympathique, chaleureux et accueillant pour rencontrer des amis. Au fil du temps, Jo est devenue un peu l’âme de la Barricade, partagent André, Jean et Elisabeth, ses deux frères et sa sœur. Pour nous, c’était notre petite sœur. La maladie nous a fait découvrir un autre côté de sa personnalité, car on ignorait qu’elle avait cette force, ce courage et cette résilience dont elle faisait preuve tout au long de son combat contre le cancer. De plus, elle nous mentionnait dans les derniers jours qu’elle a été heureuse toute sa vie et que ce n’est pas vrai qu’elle allait mourir malheureuse et aigrie. Johanne est partie tout doucement, sereine et en paix. Elle a même réussi à accrocher un petit sourire et hop la vie!»

Une femme marquante

Johanne Carrier a travaillé toute sa vie dans les bars et au service à la clientèle. Elle a toujours marqué les gens qu’elle croisait avec son sourire chaleureux et son charisme envoûtant.

«Tous ceux qui l’ont rencontré se souviennent et s’en souviendront toujours. Johanne rayonnait et sa bonne humeur était contagieuse. C’était une femme spontanée et remplie de bonté. Les gens qui gravitaient autour d’elle le ressentaient aussi. Johanne, c’était une femme de cœur sans retenue et généreuse», soutient son conjoint.

Aux yeux de la «Grande Dame de la Barricade», tous avaient une histoire importante à partager et ils la savaient à l’écoute et sans jugement.

Impliquée dans son milieu, la Lévisienne a toujours eu à cœur le développement du Vieux-Lévis et de «son bébé» qu’était la Barricade. Elle avait cette façon de partager sa passion pour son établissement auprès de tous ses employés qu’elle accommodait sans problème.

«On dit souvent qu’une bonne barmaid, c’est à la fois une bonne travailleuse sociale et une animatrice. En devenant propriétaire, elle s’est avérée être une excellente gestionnaire avec ses employés qui ont développé un sentiment d’appartenance fort à la Barricade», souligne son frère Jean.

Une Barricade toujours en vie

«Malgré la maladie, elle a toujours gardé son sourire et sa positivité. Elle a dit à maintes reprises qu’elle ne serait pas la femme qui allait fermer la Barricade», indique son mari.

En effet, si le vieux bar de la côte du Passage est en rénovation depuis 2020, Claude s’est déjà remis à l’ouvrage et souhaite compléter les travaux majeurs de l’établissement pour célébrer son 50e anniversaire. Cette année l’immeuble aura 175 ans, une double raison de fêter.

«La nouvelle Barricade, qui en passant sera rebaptisée Taverne La Barricade, sera un des plus beaux cadeaux que je pourrai faire à Johanne. Ce sera un grand hommage. J’espère qu’elle pourra le voir d’où qu’elle soit et que nous pourrons la célébrer», conclut son grand amour.

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