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En compagnie du Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la Direction nationale de la santé publique, et de Daniel Paré, responsable de la campagne provinciale de vaccination contre la COVID-19, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, a effectué une mise à jour sur la campagne de vaccination, le 14 janvier. À cette occasion, les autorités ont annoncé que l'administration de la deuxième dose nécessaire des deux vaccins contre la COVID-19 allait être retardée afin de permettre à davantage de personnes vulnérables de recevoir plus rapidement la première dose.

«Nos experts de la Santé publique nous ont recommandé que la deuxième dose du vaccin puisse être administrée jusqu'à 90 jours après l'administration de la première dose, plutôt que jusqu'à un maximum de 42 jours. Présentement, nous avons peu de doses et notre objectif, c'est de vacciner le plus grand nombre de Québécois», a déclaré M. Dubé, lors d'une conférence de presse à Montréal.

En suivant la recommandation déposée par la Santé publique, Québec pourra devancer au 25 janvier le début de la campagne de vaccination dans les résidences privées pour aînés (RPA). Interrogé sur le sujet, le Dr Richard Massé a précisé que près de 500 000 Québécois pourront recevoir plus rapidement que prévu la première dose des vaccins de Pfizer et de Moderna.

Toutefois, selon Santé Canada, la deuxième dose du vaccin de Pfizer doit être administrée trois semaines après l'administration de la première dose. La pharmaceutique recommande pour sa part que la deuxième dose soit injectée deux semaines après l'administration de la première dose. Pour le vaccin de Moderna, ce délai passe à quatre semaines. Par contre, le ministère de la Santé estime que l'efficacité de la première dose, 14 jours après son administration, est de plus de 90 % pour les deux vaccins.

Après avoir affirmé que la Santé publique suivait de près l'état des personnes vaccinées et que Québec a discuté avec ses partenaires de sa décision, le Dr Richard Massé et Christian Dubé ont soutenu que le délai de l'administration était nécessaire afin de protéger davantage de Québécois vulnérables aux graves conséquences d'une infection au coronavirus.

«Il n'y pas de données qui ont été compilées permettant d'indiquer que la première dose des vaccins n'est plus efficace après 42 jours. Mais on sait selon notre expertise que l'immunité n'est pas un mur. Elle ne s'arrête pas d'un coup sec après 42 jours. Si nos données démontrent des problèmes au niveau de l'efficacité, nous allons raccourcir les délais pour l'administration de la deuxième dose. 90 jours (en vaccination), c'est court comme intervalle. En retardant l'administration de la deuxième dose, nous pourrons rejoindre davantage de clientèles très vulnérables. Nous voulons suivre les recommandations des fabricants, mais nous devons également évaluer les bénéfices que peut apporter un délai de l'administration sur notre situation épidémiologique», a notamment expliqué M. Massé.

Plus tard, Daniel Paré a indiqué que la deuxième dose des vaccins pourra être administrée à partir du mois de mars, moment où la province recevra davantage de doses des vaccins contre la COVID-19.

Poursuivre les efforts

Dans un autre ordre d'idées, le ministre de la Santé a profité de l'occasion pour lancer des mises en garde à la population. Selon Christian Dubé, un certain relâchement a été constaté dans les CHSLD où les premières doses de vaccins ont été administrées, ce qui a provoqué des nouveaux cas d'infection. Il a donc rappelé aux travailleurs l'importance des mesures de protection.

Du même souffle, le ministre de la Santé a demandé une nouvelle fois aux Québécois de respecter les règles en vigueur pour freiner la propagation du coronavirus.

«Il y a une baisse du nombre de nouveaux cas, ce qui a permis de stabiliser cette donnée. Mais la situation est encore très inquiétante puisque le nombre d'hospitalisations continue d'augmenter et il y a encore beaucoup de décès chaque jour. Au lieu de vous demander comment vous pouvez contourner les règles, demandez-vous plutôt comment vous pouvez les respecter», a conclu M. Dubé.

 

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