Carmen Genest a chanté le 8 août au festival de jazz de Lévis.

La chanteuse avait disparu de la scène depuis deux ans. Carmen Genest a fait son grand retour sur la scène du Festival Jazz etcetera, qui se tenait du 8 au 11 août dans le Vieux-Lévis. Atteinte, d’une paralysie partielle des cordes vocales, la Lévisienne a du réapprendre à utiliser sa voix.

Un timbre puissant perce la nuit, celui de Carmen Genest en concert sur la grande scène du Festival Jazz etcetera, le 8 août dernier. Accompagnée des musiciens de l’ensemble Joël et les Outsiders, la chanteuse a repris les grands succès de la musique soul des années 1970, avec Stevie Wonder, Aretha Franklin, James Brown, et aussi des pièces plus récentes de Bruno Mars, le tout en mariant le jazz fusion, le funky, le blues et le swing.

Les retrouvailles avec la scène et les spectateurs se sont bien passées à la grande joie de la chanteuse, qui a passé une soirée «fantastique». «On était bien, il faisait beau, la foule était là. On est vraiment contents de notre performance», se réjouit Carmen Genest au lendemain du concert.

C’est comme si la chanteuse ne s’était jamais éloignée de la scène. «Je me sentais bien. J’étais chez nous et je sentais que dans la foule, il y a des gens qui m’aiment. Donc, ça donne beaucoup d’énergie», partage-t-elle avec bonheur. 
C’est à l’invitation de son complice Joël Thibault, que Carmen Genest est remontée sur les planches. Programmé au festival, le musicien avec qui elle avait déjà travaillé et qu’elle compte parmi ses amis, lui a proposé de créer un nouveau spectacle. 

«À partir du moment où je me suis dis, je reviens, je n’ai pas fait de compromis et choisi que des chansons que j’aime, dont plusieurs que je n’avais jamais fait. Que du bonheur et du plaisir», confie-t-elle.
La musique soul, c’est celle avec laquelle elle a grandi. La musique qui la faisait vibrer jeune fille quand elle regardait la cassette des Blues Brothers et que la chanteuse a ensuite eu envie d’interpréter. 

«Je viens d’un rang. Chez moi, à Saint-Jean-Chrysostome, il n’y avait pas de câble, rien. Mais on avait un lecteur de VHS avec des cassettes. L’une d’elle, c’est le film des Blues Brothers dans lequel passent Aretha Franklin, James Brown, plein d’artistes de soul. Je l’ai écouté en boucle pendant des années!»

Des cordes vocales qui ne bougent plus

Il y a un an et demi, Carmen commence à avoir des difficultés à avaler. Elle passe alors un examen médical. «Ils passent une caméra par le nez et il nous font chanter dans le bureau du médecin», raconte-t-elle. Une partie de ses cordes vocales ne bouge plus.

«Depuis deux ans, il y a des notes qui n’existaient plus dans ma voix, sans que je sache pourquoi. C’est assez décourageant. J’ai ralenti, jusqu’à abandonner l’idée de chanter», se souvient-elle.

L’artiste craint d’être atteinte d’une maladie dégénérative, mais ce diagnostic est très vite éliminé. L’explication est mécanique. «On a eu des années difficiles et des épreuves. J’ai tenu, j’ai ravalé. Il y en a qui développent autre chose, moi, ça a été ça.»

La chanteuse participe à un spectacle, malgré son manque de confiance en elle et s’étonne de ce qu’elle parvient à réaliser. «Le lendemain, je me suis dit, pourquoi pas essayer de réapprendre moi-même.» Celle qui a aussi été professeure de chant connaît ses mécanismes, s’exerce et parvient à «replacer» sa voix, comme on réapprend à marcher. 

«Il faut accepter de prendre son temps pour avancer, ne pas forcer les choses. Le temps d’arrêt que j’ai pris, je ne le regrette pas. Si au départ, je m’étais entêtée, je pense que ça n’aurait pas fonctionné. J’ai accepté que ça n’allait plus être comme avant et j’ai recommencé.» Certaines cordes vocales ne bougent plus, mais n’empêchent plus Carmen de chanter. 

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