Karen Young et Marianne Trudel ont développé une complicité musicale unique. CRÉDIT : RANDY COLE

La chanteuse Karen Young et la pianiste Marianne Trudel revisitent les œuvres de Joni Mitchell avec beauté, poésie et tendresse. Une exploration en clair-obscur de cette grande dame de la chanson, particulièrement émouvante, le 24 août à L’Anglicane.

«Karen et moi, on est des fans de Joni Mitchell. On aime la simplicité de ses chansons. On a appelé notre album Portrait, parce que chaque chanson dépeint un portrait. C’est comme des personnages dans un film, ce sont des portraits détaillés et sensibles d’un homme, d’une femme, de la société», partage la pianiste, compositrice et arrangeuse depuis plus de vingt ans, Marianne Trudel.

Le spectacle, qui sera présenté à L’Anglicane samedi soir, est une invitation à redécouvrir l’œuvre de Joni Mitchell interprétée en duo piano et voix, par Marianne Trudel et Karen Young.

«Toutes les chansons, qu’elles aient été écrites dans les années 1960, 70, 80 ou 90, sont encore très actuelles. On avait envie de les revisiter pour lui rendre hommage. Joni Mitchell n’est presque plus active, elle est atteinte d’une maladie assez grave. On veut lui témoigner de notre admiration.»

Both Side Now, California et bien d’autres pièces, que le public entendra sous un autre éclairage. «On joue des chansons connues et aussi plusieurs moins connues, que j’ai complètement réarrangées», annonce-t-elle.

Un concert intime et chaleureux 

Les deux musiciennes ont développé une complicité musicale «exceptionnelle et unique». «Les gens sont très touchés, parce qu’on la sent et qu’on la voit sur scène. C’est palpable», observe la pianiste qui promet un concert «intime et chaleureux». Sur scène, elles racontent des anecdotes et des histoires sur les chansons. «C’est un spectacle très enveloppant.»

Un duo complémentaire

Une grande place est laissée à la spontanéité. «Ça se passe dans le moment, avec les gens. Parfois, on parle au public. On a une conversation en plein milieu du spectacle. C’est très près des gens», souligne Marianne Trudel. À chaque fois qu’elles jouent ensemble, «c’est un peu différent», car elles se laissent beaucoup de liberté.

«Dans ce spectacle, Karen et moi sommes en dialogue à part égale. Je la complète, elle me complète. Avec les arrangements, j’ai créé tout un environnement sonore qui supporte le texte et le commente. C’est très imagé et complémentaire, sans que la voix soit à l’avant et le piano à l’arrière», illustre la pianiste.

Native de Saint-Michel-de-Bellechasse, Marianne Trudel considère que Lévis, c’est chez elle. «Mon tout premier concert, à 6 ans, c’était à L’Anglicane. C’est un lieu très important pour moi, que j’adore. C’est lié à tout mon parcours musical», se souvient celle qui retrouvera av

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