Photo 1 : Tommy Grandbois, photo 2 : Frédéric Provençal, photo 3 : Coralie Lavoie, photo 4 : Gabrielle Paquet, photo 5 : Alexis Asselin et Bastien Desrochers - CRÉDITS : GILLES BOUTIN

Le grand gagnant de la finale locale de Cégeps en spectacle est Tommy Grandbois. L’auteur-compositeur-interprète s’est démarqué par sa prestation, qui combinait effets vidéo et musicaux avec le chant, sur la scène du Cégep de Lévis-Lauzon le 5 février. L’humoriste Frédéric Provençal a raflé le Deuxième Prix et le Prix du public.

C’est la «créativité et la profondeur de la voix» de Tommy Grandbois qui ont charmé le jury. Reparti avec les grands honneurs, l’étudiant en cinéma a présenté deux de ses compositions sur fond de projections vidéo, qu’il avait lui-même réalisées.

En plus de sa guitare, l’auteur-compositeur-interprète était accompagné d’une bande sonore. Composée et enregistrée par Tommy Grandbois, cette musique participait de l’ambiance singulière imaginée par l’artiste.

Pour mettre en scène sa Schizophrénie musicale, il s’était entouré d’instruments suggérant la présence d’autres musiciens. «Mais sur scène j’étais seul. Les musiciens qui m’accompagnaient étaient dans ma tête», illustre Tommy Grandbois.

Dans ses textes, l’auteur évoque «ces chemins qu’on trouve par nos expériences», l’incertitude des choix et le retour à un instinct plus primaire qui invite à «juste vivre, sans avoir à se soucier des autres».

«Ce prix, c’est vraiment le fun. C’est le fruit du temps que j’ai mis dans mon travail», partage-t-il au lendemain de la soirée. Celui qui aimerait continuer en musique à l’université veut saisir la chance donnée par les concours afin de se lancer et faire de sa passion une carrière.

Tommy Grandbois participera à la finale régionale, le 14 mars, au Cégep Beauce-Appalaches. Le lauréat aura aussi l’opportunité de jouer au Vieux Bureau de Poste l’automne prochain.

Le public conquis par l’humour

Les membres du jury ont aussi récompensé «l’immense talent de communicateur et l’aisance sur scène» de l’humoriste Frédéric Provençal. «La justesse et la finesse» de ses textes lui ont permis de remporter deux trophées, dont le Prix du public qui fait la joie du jeune talent.

«C’est comme si j’avais gagné dans mon cœur. Je voulais que les gens rient et faire une bonne performance», lance-t-il au lendemain de son numéro.

C’est chez le dentiste, parce qu’il en a la phobie et que ça le stresse, et le coiffeur que l’humoriste a emmené son public. D’anecdotes réelles qui lui sont arrivées, Frédéric Provençal a imaginé des situations, quelque peu romancées, et surtout très drôles.

Celui qui mise sur la spontanéité se fie à son public pour trouver la bonne énergie et sortir la joke qui fera se tordre de rire les spectateurs. «Le spectacle suit une ligne, explique-t-il. Je n’apprends pas un texte par cœur, parce que quand tu te trompes, que tu dis un autre mot, tu risques de ne plus savoir où tu en es et bégayer.» 

Inspiré par les humoristes de la relève, Frédéric Provençal s’est d’abord fait remarqué en classe. Mais le «tannant» s’est finalement trouvé grâce à un professeur de secondaire 5 qui l’a poussé à faire son premier stand-up plutôt que de le punir. C’est à l’École nationale de l’humour que l’étudiant en cinéma espère poursuivre son apprentissage et se faire un nom parmi les grands du rire.

Le troisième prix a été décerné à l’interprète Coralie Lavoie. L’humoriste Gabrielle Paquet s’est vu remettre le prix Coopsco dans le volet création. La soirée était conduite par le duo d’animateurs formé d’Alexis Asselin et Bastien Desrochers qui ont joué les textes humoristiques du comédien, idéiste, script-éditeur et metteur en scène, Jocelyn Paré.

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