CRÉDIT: GILLESBOUTIN

Directrice générale et artistique de Diffusion culturelle de Lévis, l’organisme qui chapeaute L’Anglicane et le Centre d’exposition Louise-Carrier, Diane Blanchette a été honorée par l’Association professionnelle des diffuseurs de spectacles par le prix Reconnaissance 2020.

Le nom de la lauréate du prix Reconnaissance a été dévoilé lors de la soirée d’ouverture de la 33e édition de RIDEAU. Une mention d’honneur lui sera décernée lors d’un gala, le 20 février, au Capitole de Québec. 
À l’annonce de son nom, Diane Blanchette n’en revenait pas, tant la surprise a été forte. «Je suis restée incrédule», confie-t-elle. Pendant la présentation du parcours du lauréat, «j’avais deviné quelqu’un d’autre. Je n’ai pas entendu mon prénom, puis quand on a dit mon nom, j’ai réalisé! Ce matin, je me réveille en acceptant. Je le prends! Quel honneur!»

Métier «multitâche, multifonction et multirôle» selon Diane Blanchette, être diffuseur consiste à la fois à être un gestionnaire d’entreprise, s’occuper des ressources humaines, innover, assurer le financement et établir la programmation. «On ne fait pas juste aligner des dates l’une derrière l’autre. Il y a une vision, tout un équilibre à trouver quand on programme des spectacles en vue de les offrir au public», explique-t-elle. 

Alors que les diffuseurs culturels ont émergé il y a une quarantaine d’années, leur rôle a beaucoup évolué depuis 25 ans en se professionnalisant en même temps que le métier s’est complexifié. «Au début, on remplissait une salle de spectacle et on vendait des billets», se souvient la directrice générale et artistique de Diffusion culturelle de Lévis.

Pour Diane Blanchette, ce prix est une reconnaissance de son engagement, «dans le sens de la défense de ce métier et du bien-fondé des arts dans une société, explique-t-elle, pas seulement de ce que j’aurais pu faire dans mes années de carrière comme diffuseur, mais la conviction avec laquelle je l’ai fait». 

À l’image d’un médiateur, elle «relie» les publics et les artistes. «D’un côté il y a une œuvre qui en vaut la peine, qui le mérite et qui doit être vue, entendue, exprimée, alors ma job c’est d’aller chercher le public de l’autre côté.»

«Je suis une fille qui vient du théâtre. L’audace en théâtre est un ingrédient de base», estime Diane Blanchette. Encore aujourd’hui, elle se définit elle-même comme une «artiste dans l’âme», ce qui fait d’ailleurs toujours sa force même si elle n’a aucun regret d’évoluer derrière la scène. «Depuis que je suis en diffusion, mon dada, c’est le développement des publics. J’ai le mandat de les sensibiliser à l’art et de les faire grandir.»
«En honorant Diane Blanchette du prix Reconnaissance, le conseil d’administration de RIDEAU souhaite souligner sa contribution inégalable au milieu des arts de la scène en tant que leader, initiatrice et créatrice», mentionne l’Association dans un communiqué qui souligne aussi «son audace, sa vision, sa rigueur, sa disponibilité et l’accueil qu’elle offre aux artistes». 

Formée au Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 1978, Diane Blanchette fait ses débuts en tant que comédienne. Après un détour de huit ans à la radio comme animatrice, recherchiste et réalisatrice d’émissions socioculturelles et musicales pour Ici Radio Canada et CKRL, elle entre en 1998 à Diffusion culturelle de Lévis à titre de coordonnatrice aux arts de la scène. 

Depuis 2009, elle y occupe le poste de directrice générale et artistique. En plus de concevoir les programmations de L’Anglicane et du Centre d’exposition Louise-Carrier, elle travaille constamment au développement des publics et appuie le déploiement d’activités de médiation culturelle. 

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