Buzz, Brillantine et Rambo sont employés aux camps de jour de la Ville de Lévis depuis 12 ans. CRÉDIT : ÉMILIE PELLETIER

À l’heure où les vacances tirent à leur fin, celles des animateurs de camp de jour sont sur le point de débuter. C’est avec passion qu’ils remplissent chaque été, depuis plus de 10 ans maintenant, leur mandat estival. Pleins feux sur ces jeunes colorés qui dévouent leur folie à rendre l’été des enfants inoubliable, et ce, année après année.

Au travers des rires et des pleurs, des défis et des victoires, ils sont fidèles au poste et tels des super héros, ils bûchent avec une seule mission en tête : celle de faire sourire les enfants. Voilà pourquoi ils renouvèlent leur emploi chaque année, depuis 12 ans.

Si certains qualifient leur travail de sacrifice, il en est tout autrement pour ces jeunes employés des camps de jour. Ni Buzz ni Brillantine ni Rambo n’ont l’impression de renoncer à quoi que ce soit pour divertir les enfants de 5 à 12 ans qui leur sont confiés pendant huit semaines. 

«On est tous à une étape de nos vies où on pourrait se trouver autre chose, mais ça a toujours été la meilleure façon de passer mes étés et j’ai la chance de le passer dehors avec des enfants en lâchant mon fou», avance Rambo, qui vient de terminer des études en droit.

Attendre le retour de l’été

C’est donc sans se questionner que, tout naturellement, les jeunes adultes se retrouvent dans l’un ou l’autre des 12 sites de camps de jour, ces «microsociétés» sur l’ensemble du territoire de la Ville de Lévis. En plus de se rassembler en gang, ils estiment que leur travail au camp leur offre surtout la chance de se découvrir eux-mêmes.

«Quand on entre dans un milieu aussi créatif et extraverti, on devient non seulement la personne qu’on désire être, mais aussi la personne qui montre la voie aux autres en étant un modèle, comme ceux qui nous ont précédés», montre Buzz, dont le choix de carrière en psychoéducation a été directement influencé par son expérience au camp.

Bien que la vie leur ait fait prendre des chemins différents au fil du temps, c’est lorsqu’arrive le début des camps que sonne le moment des retrouvailles. «On revient chaque année pour les enfants, mais aussi pour les animateurs, affirme Brillantine en regardant avec complicité ses collègues de longue date. Ce sont des gens avec qui rien au monde ne nous aurait raccrochés, mais qui sont devenus des amis pour la vie.»

Donner au suivant 

Même s’ils ont tous les trois fait du camp leur premier emploi en 2008, ils ne cachent pas que le recrutement auprès de la nouvelle génération d’animateurs n’est pas un jeu d’enfant depuis quelques années. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, certains employeurs sont prêts à faire des pieds et des mains en augmentant le salaire des candidats potentiels. Or, ils sont unanimes pour dire que rien n’est en mesure d’égaler l’expérience personnelle et la gratitude qu’ils retirent de leur travail.

«Lorsqu’on travaille dans un camp, la plus belle chose qui peut nous arriver, c’est de voir les enfants avec des étoiles dans les yeux. On a beau mettre des chiffres pour un salaire, quand tu vois des enfants qui ont aimé leur été grâce à toi, c’est un salaire en soi», ajoute fièrement Rambo. 

«Ça m’arrive de croiser des jeunes de mes anciens groupes qui sont devenus animateurs. Je prends une méchante débarque en terme d’âge, mais je trouve ça tout aussi valorisant parce que ça veut dire que je leur ai donné la piqûre», se réjouit celle qui est graduée en théâtre et qui aspire à œuvrer comme travailleuse sociale.

Signe que leur passage fut tout autant remarqué par l’organisation que par les enfants, les trois animateurs ont vu leurs chandails être retirés, un peu comme on le ferait pour des joueurs ayant marqué l’histoire d’une équipe sportive à jamais. Ils sont désormais des légendes de l’animation.  

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