À la tête du Groupe Garneau, Marie Eve et Valérie Garneau ont du plancher sur diverses solutions afin de faire face aux défis particuliers que vivent les maisons funéraires en raison de la COVID-19. CRÉDIT : COURTOISIE

La crise de la COVID-19 entraîne son lot de défis pour plusieurs entreprises de la région. Le domaine funéraire n’y fait pas exception et le Groupe Garneau thanatologue, maison funéraire lévisienne, doit plancher sur diverses solutions afin de faire face aux problèmes particuliers que vit cette industrie.

Présentement, le principal problème que rencontre les maisons funéraires du Québec porte en tant que tel sur le rituel funéraire. En effet, en raison des directives gouvernementales, les funérailles doivent se dérouler selon des normes strictes afin d’empêcher un important rassemblement de personnes.

«On peut s’occuper de la dépouille, rencontrer les familles pour nos services-conseils, mais les familles ne peuvent pas se réunir. Au Québec, c’est ancré dans les traditions d’aller réconforter les membres de sa famille lorsqu’un décès survient, pas juste d’aller se recueillir seul devant la dépouille sans contact avec les endeuillés. […] Depuis le début de la crise, nous n’avons tenu nos premières funérailles qu’il y a deux semaines et demie», ont partagé Marie Eve Garneau, directrice aux opérations du Groupe Garneau, et Valérie Garneau, directrice aux finances de l’entreprise lévisienne.

Toutefois, les deux dirigeantes de la maison funéraire lévisienne ont rappelé que si les funérailles prennent une forme hors de l’ordinaire, des cérémonies peuvent toujours avoir lieu en respectant les consignes de la Santé publique, permettant ainsi aux familles de cheminer dans leur deuil.

Autres défis

En plus des perturbations sur le rituel funéraire, la crise a aussi provoqué des modifications quant à la thanatopraxie. Dès le début, la coroner en chef du Québec a transmis des instructions claires aux maisons funéraires, comme les corps des personnes décédés de la COVID-19 peuvent infecter les personnes qui les manipulent.

«Nous devons manipuler les dépouilles qu’au minimum. Également, nous devons privilégier la crémation. Si pour divers motifs le défunt ne voulait pas être incinéré, nous devons suivre une procédure stricte pour nous assurer que la dépouille n’infecte pas ses proches. Par exemple, lors d’un tel cas, le cercueil demeurera fermé pendant la cérémonie et les proches ne peuvent voir en aucun moment la dépouille», a expliqué Marie Eve Garneau.

Un autre défi est celui des ressources humaines. Comptant majoritairement sur des employés âgés de 70 ans et plus à titre de transporteurs, le Groupe Garneau a dû demander à ses employés plus jeunes d’assurer ce rôle comme les transporteurs réguliers doivent demeurer confinés chez eux.

«Dans le domaine funéraire, nous parlons chaque année de comment nous préparer à une pandémie. On parlait notamment de combien de dépouilles on pouvait conserver dans nos installations. Mais jamais on n’avait prévu l’absence de rites funéraires ou le manque d’employés», a illustré la directrice aux opérations du Groupe Garneau

«Embouteillage» à venir

En plus de ces problèmes actuels, la maison funéraire lévisienne anticipe un autre problème lorsqu’elle pourra reprendre ses activités comme avant la crise : le nombre important de cérémonies à tenir.

«Quand nous pourrons relancer nos activités comme avant, il va falloir trouver une façon de faire pour ne pas léser chaque famille endeuillée qui a préféré attendre la fin de la crise afin de tenir le rite funéraire. Au moment où l’on se parle, nous avons environ 80 funérailles en attente en Chaudière-Appalaches. On pense offrir la possibilité aux familles de tenir leur cérémonie les soirs de semaine ou de la fin de semaine», ont conclu Mmes Garneau.

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