CRÉDIT : COURTOISIE

Annie Charest a donné le sourire à une centaine de femmes de la MRC de Lotbinière, de Lévis et de Québec pendant la fin de semaine de la fête des Mères. Celle qui possède son salon de coiffure à Laurier-Station a parcouru près de 400 km en voiture pendant deux jours pour surprendre certaines de ses clientes, qui sont également des mamans, avec un bouquet de fleurs.

Par Mélanie Labrecque - Collaboration spéciale

«Chaque semaine, depuis le début du confinement, j’appelle quatre ou cinq clientes par jour pour voir comment elles vont. Beaucoup s’ennuient, pleurent et vivent de l’isolement. J’ai remarqué beaucoup de détresse, même chez les hommes. Les coiffeuses sont aussi des confidentes. […] Après avoir fait tous ces appels, j’ai dit à mon conjoint qu’il fallait que je fasse quelque chose», a-t-elle expliqué.

C’est là que lui est venue l’idée de livrer des fleurs aux mamans de tous les âges. Une collaboration avec Fleurs de Laurier lui a permis de concrétiser son projet. Elle voulait également leur montrer qu’elles sont plus que des clientes à ses yeux. Coiffeuse depuis     26 ans, Annie Charest insiste sur la grande importance des liens et des relations humaines dans ce métier. 

«Il y en a certaines que j’ai suivies pendant toute ma vie, que j’ai suivies toute leur vie. Elles deviennent des amies. […] Une par une, je leur ai montré qu’elles sont toutes importantes.»

Les réactions qu’elle a reçues une fois arrivée chez ses clientes étaient bien au-delà de tout ce qu’elle avait imaginé. Submergée par cette vague d’amour, elle explique qu’elle n’a jamais vécu d’émotions aussi intenses. 

«Elles m’attendaient comme si j’étais le père Noël. Certaines pleuraient, d’autres riaient. Pour les dames plus âgées qui sont seules et dont les enfants ne pouvaient pas venir les voir, ç’a fait toute la différence. […] En tant que commerçant, il ne faut pas juste recevoir. Il faut aussi donner. J’ai donné pendant deux jours et ç’a été le rayon de soleil pour plusieurs dans une fin de semaine où il ne faisait pas si beau», a-t-elle imagé, heureuse d’avoir pu faire autant de bien à ces femmes.

«En ces temps difficiles, chaque bon geste compte. C’est tellement gentil!», a fait savoir une lectrice qui voulait partager l’initiative de sa coiffeuse. 

Le tout s’est fait de manière sécuritaire. Les précautions étaient de rigueur. Mme Charest a précisé qu’elle portait des gants et se désinfectait les mains entre chaque visite. Elle a respecté la distanciation physique même si parfois il était difficile de ne pas pouvoir faire d’accolades.

De plus, elle a souligné que partout où elle est allée, elle n’a vu aucun rassemblement. «Les gens respectent vraiment le confinement. C’est exceptionnel», a-t-elle qualifié.

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